Ibid,, ibid. cap. xviii
3. De Natura ttGratia, cap. xx. Voy. ci-dessus liv. I, ch. iv, 111. De la Providence, el di, v, 1. De la Libellé et du Mal.
traire , nous tourner vers Dieu , voilà ce qui nous est impossible, sans son excitation et sans son secours; voilà ce qui est la volonté bonne. Qu'avons-nous, à ce compte, que nous n'ayons reçu ^?))
« Ainsi donc nous voulons, mais c'est Dieu qui opère en nous aussi le vouloir; ainsi donc nous agissons, mais c'est Dieu qui opère aussi en nous l'agir selon son bon plaisir. Yoilà ce qu'il nous est expédient et de croire et de dire; voilà ce qui est pieux, voilà ce qui est vrai, pour qu'il y ait humble et soumise confession, et que tout soit donné à Dieu '^. »
Il y a plus. Dieu qui est l'aliment de l'âme en est aussi la lumière. Or, «de même que l'œil le plus sain ne peut voir, s'il n'est aidé par la lumière; de môme l'homme le plus parfaitement justifié, s'il n'est divinement aidé par l'éternelle lumière de la justice, ne peut bien vivre. C'est Dieu, par conséquent, qui guérit l'âme, non-seulement en effaçant les péchés que nous avons commis , mais en nous mettant à même de ne pécher point ^ »
Et qu'on ne s'y trompe pas. C'est uniquement lorsque nous faisons le bien que Dieu coopère avec nous, et non pas lorsque nous faisons le mal.
« Dieu ne nous aide point dans le péché. Mais nous ne pouvons agir justement ou remphr de tous points les préceptes de la justice, que nous ne soyons secourus par Dieu. De même, en effet, que l'œil du corps n'est