‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 307 sur 318 · ïbuL, ibid · texte numérisé non relu

ïbuL, ibid

Quel sens peuvent avoir de semblables railleries? « Disons-nous que le corps des païens ne soit pas un corps? Disons-nous rien d'approchant? Il ne s'ensuit certes pas, de ce que la vertu dont se glorifie l'impie n'est point la véritable vertu , que le corps que Dieu fait ne soit pas un vrai corps. Mais nous pouvons dire, en toute assurance, que le front des hérétiques n'est pas un front, si nous entendons par front non point la partie du corps que Dieu a faite, mais la pudeur ^ »

11 faut conclure, a Même les bonnes actions que font les infidèles ne sont pas d'eux, mais de celui qui use bien des maux. Ce qui est d'eux, ce sont les péchés qu'ils commettent en faisant mal les choses bonnes, parce qu'ils les font avec une volonté non pas fidèle^ mais infidèle, c'est-à-dire perverse et déraisonnable^. »

Mais il ne suffît pas à Augustin d'avoir démontré la nécessité de la grâce. Il prend en outre à tâche d'en établir les caractères. La grâce n'est pas seulement coopérante; elle est encore prévenante et gratuite; elle est justifiante, toute-puissante, triomphante.

La grâce n'est pas seulement coopérante, mais encore prévenante et gratuite.

Augustin, en devenant chrétien, avait nécessairement admis pour l'homme, avant la chute, un état de perfection relative.

Mais, en défendant d'abord le libre arbitre contre Manichée, il avait simplement parlé d'un affaiblissement

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