De Utilitate credendi, cap. xii
2. De OrdJne,]\\). Il, cap, vetix; De Moribiia Ecclea. Cnth.,\\h. I, cap. II,
CHAl-nHE 1
comprendre ce que nous croirons. Ainsi, c'est la raison qui \eut que la foi marche devant; et si le précepte que donne le Prophète n'était pas selon la raison, il faudrait qu'il fût contre la raison, ce que Dieu nous préserve de supposer. Que si c'est la raison même qui veut que, sur des sujets importants et que nous ne sommes pas encore capables de. concevoir, la foi précède la raison, é\idemment, quelque faible qu'elle soit, la raison qui nous le persuade, précède la foi. C'est pour cela que l'apôtre saint Pierre exige que nous soyons toujours prêts h répondre de notre foi et de notre espérance à quiconque nous en demandera compte ^ »
Oui, toute vérité est conforme à la raison, et un jour nous comprendrons ce qui présentement nous est incompréhensible. C'est la fausse raison que seule il faut fuir. La vraie raison n'est pas détruite, mais amplifiée par la foi. La loi n'a été écrite sur des tables que parce que les hommes ne la Usaient pas dans leurs cœurs. Car ils la portaient écrite en eux-mêmes, mais ils s'obstinaient à ne pas la hre ^.
Comme il y a d'ailleurs autorité divine et autorité humaine, et que l'inviolable, la suprême autorité est l'autorité divine; il y a foi divine et foi humaine, et la fui par excellence est la foi religieuse. A cette foi s'unit Fespérance du souverain bien qui n'existe point actuellement pour nous, parce que nous sommes déchus; et à l'espérance s'ajoute l'amour qui estl'àme de la foi.
Les philosophes païens n'ont pas eu cette foi. De là