‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 5 sur 318 · PRÉFACE. V · texte numérisé non relu

PRÉFACE. V

nière, puis développé les racines psycholog-iques, Q'est à-dire les racines vivantes de la foi. « L'Église , écrit Bossuet , se reposa comme d'un commun accord sur saint Augustin de l'affaire la plus importante qu'elle ait peut-être jamais eu à démêler avec la sagesse humaine. L'hérésie pélagienne étant parvenue au dernier degré de subtilité et de malice oii pût aller une raison dépravée , on ne trouva rien de meilleur que de la laisser combattre à saint Augustin durant vingt ans... Durant ces fameux combats, le nom de saint Augustin n'était pas moins célèbre en Orient qu'en Occident... On acquérait de l'autorité en défendant sa doctrine. Les disciples de saint Augustin étaient les maîtres du monde ^ ))Le langage de Bossuet est le langage même de l'histoire. Or, si l'on cherche d'oii est venue à saint Augustin cette supériorité triomphante, peut-être n'est-il point téméraire d'affirmer que l'évêque d'Hippone ne s'est montré aussi grand que parce que le théologien en lui a été préparé, formé, soutenu par le philosophe. Fénelon, parlant de saint Augustin, va même jusqu'à dire« qu'il le croirait bien plus que Descartes sur les matières

1, OEuvres complètes, Poissy, 1845, I. m, p. 44 5 et suiv. ; Défense de la tradition et dessaints Pères, liv. V, cli. xiii, xxi.

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