‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 68 sur 318 · Con/ewîOHMm lib. I, cap. vi · texte numérisé non relu

Con/ewîOHMm lib. I, cap. vi

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grossière qui cuiisislerait à idenlitier avec l'intelligence divine où subsistent les idées, Fintelligence humaine qui perçoit en Dieu ces idées.

Sans doute, il peut y avoir des degrés dans cette vision par laquelle les idées nous sont connues. Mais Tévêque d'ilippone ne veut s'arrêter ni à les énumérer, ni à les délinir. C'est un soin qu'il laisse à d'autres ^ Pour lui, ce qui lui importe, c'est de distinguer l'acte de l'esprit qui voit, de la lumière à l'aide de laquelle il voit. (( Autre chose sont les idées, lumière de l'esprit qui voit, autre chose est cette lumière même qui éclaire l'esprit, de telle sorte qu'il aperçoive soit en lui-même, soit dans cette lumière toutes les choses qu'il comprend en vérité. Celte lumière effectivement est Dieu lui-même, et l'esprit qui reçoit celte lumière est une créature. Raisonnable et intelligente, faite à l'image du créateur, l'intelligence humaine palpite de faiblesse, lorsqu'elle s'efforce de contempler lalumièreincréée, et sent ses forces défaillir. C'est de là néanmoins qu'elle entend tout ce qu'elle est capable de concevoir. Lors donc qu'elle est ravie vers ce foyer de lumière et que s'arrachant au\ suggestions du corps, sans franchir les espaces, mais par le mouvement qui lui est propre, elle se met en présence de cette divine clarté, c'est encore au-dessus d'elle qu'elle aperçoit la lumière à l'aide de laquelle elle voit en ellemême tout ce qu'elle y voit d'intelligible*. >> Et ce qui est vrai de l'intelligence humaine est vrai de toute intelligence créée. Ainsi, « toutes les merveilles de Li

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