‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 73 sur 318 · Bctrnrt. lih. I, cap · texte numérisé non relu

Bctrnrt. lih. I, cap

nous nous élevons jusqu'à la vérité suprême, laquelle découvre à ceux qui raimenl sa face vivifiante*.

Telle est la puissance qu'Augustin attribue à la connaissance des nombres, qu'il estime qu'elle est, avec une dialectique bien conduite, la condition indispensable de la connaissance de Dieu et de la connaissance de Fâme ; c'est-à-dire, en un seul mot, qu'il la juge nécessaire à la solution de tous les problèmes qu'agite la philosophie. « Comment Dieu n'est-il point Fauteur du mal, comment est-il tout-puissant, et comment néanmoins se produisent tant de maux ; quelle fin s'est proposée en créont le monde, celui qui n'en avait pas besoin ; le mal a-t-ii toujours été, ou a-t-il commencé avec le temps; s'il a toujours été, a-t-il dépendu de Dieu; s'il a toujours été, ce monde aussi a-t-il toujours été où ce mal dominerait conformément à Tordre divin ; si ce monde a commencé à être, comment, avant qu'il fût, le mal était-il contenu par la puissance de Dieu ; quel besoin y avait-il de créer un monde où serait compris, pour la punition des âmes, ce mal que déjà maîtrisait la puissance de Dieu; s'il y a eu un temps où le mal n'était pas sous la puissance de Dieu, que s'est-il subitement passé, qui ne se fut pas encore accompli dans l'éternité qui avait précédé....? Nul ne doit aspirer à la connaissance de ces choses, s'il n'est comme muni de la double science d'une dialectique sûre, et de la puissance des nombres. Si l'on trouve que c'est là beaucoup, que l'on s'applique à connaître parfaitement ou les nombres seuls, ou la dialectique seule. Que si cela paraît encore

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