DeOrdine, lib. Il, cap. xvii-xviii
2. Ibid., lib. Il, cap. xviil. o Philosophix duplex qua>Mio est : iina de anima, altéra de Deo. » Voy. ci-dessus, eh. i, I. De In philosophie en (fénérnl .
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en tant qu'elles sont, par un principe unique, principe d'égalité et de proportion, trésor d'harmonie, lequel consiste dans cette bonté même qui unit entre eux comme d'un irrésistible amour l'un et l'un de l'un'. y>
Or, où décou\rir cette unité, qui engendre les nombres? Sera-ce dans les corps? Mais qui ne sait que l'unité des corps n'est qu'une fausse unité, tronquée, mensongère, une grossière imitation d'unité?
(( Tout corps est vraiment corps, c'est-à-dire une fausse unité. En effet il n'est pas rigoureusement un, ni même une imitation de l'un qui supplée l'un; pourtant il ne serait pas même corps, s'il n'était une façon d'unité. Et il ne pourrait être cette unité factice, s'il ne la tenait de celui qui est souverainement un '^, »
Il n'y a dans les corps qu'un vestige d'unité. C'est dans l'âme que se doit chercher la conception d'unité.
c( Cette harmonîë qui, dans les nombres sensibles, ne se retrouve pas certaine et constante, mais dont nous reconnaissons ici-bas comme l'image et l'écho fugitif, ne serait pas désirée par l'âme, si la notion n'en existait quelque part. Or, ce n'est pas dans un point de l'espace et du temps ; l'espace est inégal et le temps passager. Où donc la placer? Ce n'est pas dans les formes corporelles dont, à la seule vue, il est impossible d'affirmer l'exacte proportion. Ce n'est pas dans les divisions du temps ; nous ignorons si elles sont plus étendues ou plus courtes qu'il ne faudrait. Où se ti^ouve donc cette harmonie que nous souhaitons dans la forme