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et le mouYement des corps, mais pour laquelle nous ne nous fions pas à eux? Elle se trouve dans ce qui est supérieur au corps, dans rame ou dans ce qui est audessus de l'âme \ »
C'est qu'il y a deux sortes de nombres : les nombres sensibles et les nombres intelligibles. « Ceux-ci peuvent être augmentés à l'infini, mais non pas diminués à proportion, puisqu'il n'y a rien au-dessous de la monade ou de l'unité. Les nombres sensibles, au contraire, tels que sont la quantité et l'étendue des corps, peuvent être diminués, mais non pas augm.entés à l'infini. Et de là vient sans doute que les philosophes ont placé l'être avec tant de raison dans les choses intelligibles, et dans les choses sensibles le non-être... Ainsi encore, quiconque entend ces nombres intelUgibles, n'aime rien tant que la monade ou l'unité ; et cela n'est point merveilleux, puisque c'est par elle que les autres nombres sont aimés '^ »
Saisie dans l'âme, l'idée d'unité est ensuite appliquée au monde des corps, dont elle nous révèle l'ordre invariable. Car les corps sont disposés d'après des nombres, et ces nomibres se ramènent tous à une unité qui est harmonie. Voyez! Y a-t-il une seule plante, dont les développements ne parcourent point des intervalles égaux? C'est avec des progrès proportionnés à sa semence qu'elle germe, qu'elle pointe, pousse des feuilles, s'affermit, puis porte des fruits ou offre dans les nombres cachés 'de son bois môme les éléments d'une nouvelle