‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 8 sur 318 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

ment. Car alors même que saint Augustin s'exprime en interprète de la foi, il ne cesse presque jamais d'en appeler à la raison. Ajoutez qu'il serait arbitraire de choisir parmi ses écrits, et qu'on ne peut se flatter de posséder exactement sa pensée, qu'autant qu'on a pris à tâche de la suivre, en tenant compte des dates, dans ses diverses évolutions. D'autre part, pour scrupuleuse que fût cette exposition, elle ne répondrait qu'imparfaitement au programme proposé, si elle ne se terminait par un examen à la fois historique et critique de la philosophie de saint Augustin. De la sorte, il devient nécessaire de démêler avec soin, dans les doctrines de l'évêque d'Hippone, les éléments d'emprunt et les parties originales. 11 faut ensuite en considérer les développements et en constater les résultats. On ne peut enfin se dispenser, quelque vénération qu'impose ce pur et sympathique génie, de se prononcer nettement sur la valeur de ses théories.

Une longue familiarité avec saint Augustin me détermine à aborder cette tâche, qui, malgré des travaux considérables ^ ofTre encore bien des par-

1. Citons notamment, de nos jours, en France : les pages élincelantes que M. Villemain a consacrées à saint Augustin, dans son Tableau de l'éloquence chrétienne au quatrième siècle ; en Allemagne, après Brucker, Hisloria critica philosophie^ Period. Il, pars II, lib, 1,

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