Traité dê rexûUncê de Diê»^ II*.iiar.tiet c|i..vr, f luf
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de Texistence actuelle. lU triomphaient eo montrant
le uéaut cl le péril de ces divisions hypothétiques si facilement multipliées , el du ces entités contradic- . toires dont FËcole peuplai t runivers^ et qui ne serraient trop souvent qu'a obscurcir les notions les plus évidentes. Aussi je ne inV tonne pas que dans ses thèses sur le principe de l individuation^ qui sont, il est vrai, un ouvrage de sa jeunesses Leibniz se prononce à la fois contre le système de saint lliumas et contre celui de Scot.' Mais les nominalisles de leur côté tombaient dans la méprise la plus grave et la plus dangereuse , lorsqu'ils supposaient que la nature s'explicjue jiar les individus seuls, et que sous la mobilité des existences particulières, ils refusaient d'admettre un fond immuable de caractères et de lois qui ne se rtdlisent, j'en conviens^ que dans les individus, mais qui ne dépendent pas des individus* G*est le devoir d'une saine philosophie de repousser à la fois les erreurs capitales qui peuvent tout compromettre , el les discussions stériles qui ne sauraient avoir de résultat parce qu'elles D*ont pas d'objet réel. Contre le nomînalisme, il faut maintenir à tout prix cet clément de fixité , c'est-àdire d'ordre et de beauté que l'univers contient , et qui est le reflet visible de la pensée invisible de Dieu ; mais s'agit-il des individus, ou ua pas à chercher
1. DispifUUio metaphtjsiea dê prindpio individuij dans le recueil • des œavres philosoplu jues de Leibniz, publié par H. Erdmann^ Berlin, 1840, gr. in-8 , p. 1 ei suiv. Dntens {OEuw$s de Leîdntz, t. n, P. I, p. 11 et 400) n'a publié que les conclusions de Leibaix et Tavant-propos de Thoniasius,