‹ La philosophie de saint Thomas d'AquinChapitre 103 sur 125 · ET DU PRINCIPE DE L'INDIVIDUATION · texte numérisé non relu

ET DU PRINCIPE DE L'INDIVIDUATION

celle de la conscience. La réfutation directe du système a précédé la déduction des absurdités qu*ii implique.

A entendre un ingénieux écrivain dont je louerais plus librement la péoétratiaii et le savoir^ si je lui connaissais des doctrines mîeuic arrêtées, les réfutations que le moyen âge a tentées de la tiieorie d'Averroês ont généralement porté à faux. Une humanité -vivante et permanente, tel est, à son avis, le sens de la doctrine de l'unité de rintellect, dont rinnnortalité ne serait alors que la renaissance étemelle du genre humain et la perpétuité de la civilisation ^

Un système analogue s'étalait, il y a peu d'années, dans un ouvrage sur l'humanité, qui a eu en France quelque retentissement. En Tattribuant à Averroës, nous craignons qu'on n'altère la vérité historique, et qu on ne prête gratuitement au passé les inventions du présenta Mais qu'importe? £st*ce que les objections élevées par le moyen âge contre l'hypothèse de l'unité de 1 entendement prise à la lettre, ne se retournent pas contre l'interprétation de Taverroïsme, qui est proposée par ses modernes historiens? Saint Thomas n'avait qu'un but, défendre la personnalité humaine contre des systèmes qui la détruisaient. Or, pense*t-on que les idées d'individualité et de personnalité se concilient aisément avec l'hypothèse d'une humanité vivante et permanente,

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