DE LA NATURE
eireuler le sang» sécrétait les humeurs, se mouvait, etc.; la séparation des deux vies était crunplète, radicaloi absolue. Mais rexpérience ne tarda pas à renverser l'hypothèse cartésienne. On reconnut bien-» tôt que les phénomènes de la vie présentent des complications» et» dans certains cas» un caractère d*intensité que les lois de la mécanique n'expliqueront jamais, et qui révèlent la présence d*une force particulière. Gomme d'après le système, cette force ne pouvait pas être l'âme elle-même, il fallut bien ad-> mettre au dedans de la nature de rhonime un élément nouveau que» pour le distinguer de Tàme» on a appelé la force vitale. De là est né le vitalisme dont rinvention appartient aux seuls philosophes» et qui se résume en une hypothèse destinée à rendre compte des fonctions organiques autrement que par Tin* fluence directe de l'âme ou parles lois du mouvement.
Toutes les découvertes de la physiologie tendent à * prouver qu'on a eu raison d'abandonner l'explication mécanique deDescarfe?; mais fallait-il reculer jusqu'au vitalisme? Ne trouvait-ou pas dans Tàme le principe suprême de vie dont on avait besoin?
La seule objection à élever rentre cette solution qui fut la doctrine avouée d'Aristote et de saiut Augustin» avant d'être enseignée par Albert le Grand et saint Thomas, c'est que Tàme, en sa qualité d'être intelligent, doit avoir conscience de tout ce qui se passe en elle » et qu'elle n'a pas conscience des pliénomènee organiques; d'où il paraît résulter, par une consé-