Ibid.f tbtd. a. Hubei«, D. ïhoms, 0pp. t. XIX» p. 166 et
DE SAINT THOMAS D AQUN. Ȕ>
du monde. Les répugoances particulières et en petit nombre, qu'elle avait d'abord excitées se calmèrent
rapidement pour ne plus reparaître qu'à de longs intervalles. Saint Thomas ne trouva désormais, dans Tordre de Saint-Dominique, qile des disciples soumis et fidèles, une phalanp;e d'admirateurs et d a^julugistes, et pas un coulradicteur. La surveillance rigoureuse exercée par le chapitre contribua sans doute
à la })roiiiptitudc do ce résultat; îiiais iiardons-uuus d'exagérer ici rinfluetu e des châtiments et des menaces. Pour conquérir tôt ou tard le dernier des Frères prêcheurs à la cause du docteur Angélique, la violence n'était pas un mobile si puissant que Thonnéur et Tintérèt de la communauté , la force de Fexemple et Tattrait naturellement exercé sur les hommes par de sublimes pensées et par de saintes ' vertus.
Cependant la doctrine de saiot Thomas était encore
appelée à livrer plus d'un combat, même au sein des universités chrétiennes, et, dans la personne des Franciscains, nous allons voir descendre dans Tarène
et s'élever contre elle des adv* rsaires opiniâtres, ardents , quelquefois heureux ^ que, malgré la vigueur de leur opposition, saint Thomas aurait pu appeler
ses frères; rar ils jiarta^oaiont sa foi, et ils se consacraient comme lui à la gloire de l'Église.