‹ La philosophie de saint Thomas d'AquinChapitre 20 sur 125 · SênktU.t U, dut. 25, q. i, t. VI, p. S73et sqq · texte numérisé non relu

SênktU.t U, dut. 25, q. i, t. VI, p. S73et sqq

Or^ quelle peut-êire la cause des événemeiils coutin* gents? Cette cause n'est pas déterminée dans ses effets; car, lorsqu'un eSét procède d une cause qui est déterminée à le produirè, il oe peut pas être appelé contingent. Cette cause est donc naturellement indéterminée à Tégard des effets contraires. Or, ou bien elle se détermine elle-même, soit dans un sens, soit dans l'autre; ou bien sa détermination procède d'une autre cause. Si elle se détermine elle-même d'une . manière contingente, la proposition à ctahlir est démontrée; si elle est déterminée par une cause étrangère, cette détermination a lieu nécessairement ou non. Si nécessairement, reffet est nécessaire; si en dehors de toute uécessitéi la cause de la détermina^ tion ne peut être que la Yolonté elle-même; car tous les agents de la nature sont déterminés à produire certains effets, et en l'absence de cette détermination,

ils ne peuvent ni se déterminer eur-mèmes, ni déterminer une cause étrangère v

Ily a une preuve du libre arbitre qui est supérieure à tous les raisonnemente; c*est le témoignage interieur ; c'est lé cri de la conscience répétant à chaque homme

qu'il est maître de ses résolutions et de sa conduite; mais quand on renonce a l'observation ou qu'on ne sait pas la pratiquer; quand oh transporte la question, comme on le iïiisaU au moyen âge, sur le terrain de la logique, il est diiUciic de déployer dans la dé-

Page 1