DES THOMISTES ET DE5 SCOTISTBS
les disciples de ce grand docteur qui «uitle plus contribué à la gloire de son nom et à i'iuûuence populaire de sa doctrine.
Les Franciscains rivalisaient de dévouement, d'iuibileté et de génie pour disputer aux dominicains la direction des Âmes et Tascendant sur la société catholique. Adonnés à tous les travaux de rintelligence qu ils ue séparaient pas des œuvres de la charité, ils avaient parmi eux des poëtes populaires dont les chants étaient répétés dans toutes les villes^ et d*încomparables artistes à qui suntdus les premiers chelsd*œuvre de la peinture et de Tarchitecture chrétiennes en I(|iHe. Mais c'était principalement vers les universités que leur ambition se dirigeait. Sur ce terrain de renseignement public, alors si agité, ils soutenaient contre leurs rivaux en influence et en renommée, une bitte (i[)iiiiâlre, dout les incidents ne seraient pas sans intérêt si l'importance des questions avait mieux répondu à Tardeur des combattants. Mais , les deux partis ayant le même symbole de foi et étant soumis à la même autorité, le début ue pouvait porter que sur des points secondaires, et plus il se prolongeait, plus il dégénérait en arguties que saint Thomas n'aurait pas approuvées, et qui auraient t'ait reculer même Duns Scot.
Pànni ceux qui ont pris part à ces joutes de la
scholastique, rhistoire a conservé le nom 4u disciple
iuuuédial de Duns Scot, François de Mayronis, qui a été surnommé par ses contemporains ie docteur Illuminé, doctor UluminaluSf quoique rien dans ses ouvrages ne justifie un pareil surnom. Il enseignait à rUniversité de Paris^où, le premier, il introduisit en 1313 Tacte célèbre appelé Grande Sorbonique, qui consistait à soutenir des thèses contre tout venant depuis six heures du matin jusqu à six heures du soir, sans autre relâche qu'un court repas fait sur place à midi. Au seul titre des ouvrages de Mayronis, on peut juger des progrès d« raLstractiun chez les scholastiques* Ce sont des traités Sur hs formaliiétf Sur le caractère univoque de Vêlre , Sur le premier principr, clc. Aia^ronis avait aussi écrit des Quealiojis ifUodlibéiiqueSf des CommeiUaires sur le MaUre de^ «entenceSf sur Aristote, et peut-être sur saint Augustin*. Nul ne poussa plus loin Tabus des distinclions ai des formules logiques» et c'est à juste titre qu'il a été appelé quelquefois le mattre des abstractions, magitter ubslrmiiomun . Un a peine à comprendre par
1. Les ouvrages do Mi>yronis ont eu peu d'éditions; en voici un r^ciirtl rln r immonoement du xvi* siècle, que nous avons sous les yeux : l'nrciarùsttna ac viultam sublilia eg'e<)iatim acripta illuuâ' nnti flot/, F. Franriitri de Mayronis Ordima TinHnrurn in qitatuoi' lilni.K Sentfiniiurntn w Q otUthcfn tju^ih'tn. Cttin troi tdtilni'^ furnui- Uldtiitfi, ft de prunu prtiivipm, tmapfr e rpUmatimic (hvmct'um f^' minot um, tractatu de Univocaliom enti$. On lit à la iiu du volume : < Ycneliis, iuipensa hieretium quotidara domini Ocluviani Scoli ModoetienBts acsocioruin. 2k april. 1530. »
â. Cfist le jugement que porte sur Mayronis l'éditeur dé n6 on-