Sentent., ibid
2. Jbid., I, dist. kl; q. r : c Utram ides sint in mente diyina. > Q. III : « Utrum ideae sinl io rerum natura. s
3. ibid., ibid., î" IZk r" : ff Ideœ non sont impuneudas Platont, sicut eas imponil sibi Ànsioleles, quasi eaaent quœdani rnooslra in aere subaisleatia. m
DES THOJHISrfeS ET DES SCOTISTES. 137
de SOU maître; mais en avouacl sa supériorité dans les sciences oaturelles » il le signale comme le pire des métaphysiciens, pensimns metaphysicus , qui ne s'enlendait pas aux abstrac lions, el qui a fait de la détestable métaphysique*. Parole de colère ^ à peu près sans écho et sans influence an xiv* siècle , mais qui présage les hames violentes que le siècle suivant verra se déchaîner contre le péripatétisme.
Parmi les questions plus curieuses qu'utiles que Mayronis discute , il s'en trouve une qui ressemblerait à une énigme ^ si la réponse n'en fixait aussitôt le sens : « Pourquoi la royauté de Sicile remportel-elle sur les autres royautés*? » C'est, répond May rouis, parce qu elle est dans la dépendance du saintsiège, dépendance qui est pour un royaume le premier titre de noblesse. La doctrine politique impliquée dans cette réponse fait robjel d'une question spéciale du Commentaire stir le Maitre des sentences Mayronis professe ouvertement que les princes temporels sont soumis à FÉglise» c'est-à-dire au pape» comme le sens est subordonné à la raison , la nature à la grâce. A travers leurs discussions sur des points de théologie, les Frères mineurs s'accordaient en général avec les Frères prêcheurs pour proclamer la suprématie de la papauté, même dans Tordre civil,
1. Sentent., ibuî : « Aristolelts fuit 0[)liniu.^ physicus, sed pes'^imus iiietaphy^iciis, quod nescivil abslrahere, et ideo pessimam melaphysicam fecit. »