Renient. t IV» dist. 19, q. iv
m LUTTE
comme si elle eût été pour eux la sauvegarde la pluB sûre de leur profure liberté et de leurs pri¥i*
léges.
L Aragnnais Antonio Andr» a, lo docteur à la douce parole, doctor dukiflms, soutenait à côté de Mayronis Thoaneur de TÉcole finuiciscaiDe dans l'Univer* Bité de Paris*. Andréa avait commenté la Physique et la Métaphysique d^Aristole, les premières parties de ÏOrganonf le Uvre des six Principes de Gilbert de la Porrée et les Smtêmcet de Pierre Lombard*. On lui * doit en outre des {JucUtona sur les trois principes des chamnalureUes, qui ont été imprimées à Venise dans les dernières années du xv^ siècle*. Bien qu'il ait adopté comme tous les maîtres du temps la méthode syllogistique , sou exposition n'est pas dépourvue d*aisance et annonce un esprit facile et élé^nl : mais ce qui contribua surtout à sa lononmiée parmi les iranciscains , ce tut sa iidélité à suivre la doctrine de Duns Scot. Son Commentaire sur le MaUre des sen* tences n'est que l'abrégé ou, pour parler plus exactemeut| un extrait de celui qui avait été écrit par le docteur Subtil et dont la proUiité est si fitttgante*
1. Fabricius, Bihl. tmd. et inf. iat., t. I, p. Ul; Haaréan, Dé la pàiTos. scholastique, t. 11. p. 393 et siiiv.
2. .«Inf. Andrex Convfntu<ili'< fraju iscdui ex Araijoni.r prarijifia ac Juanuts Scott <hc(ori's suhtthv '/f?'-? pif/j ccl^herritni in ijièalmtT mnieMiuruin Ubros opas ioiège aUsoluli&umum, etc., Venetiis, 1578, in-fol.
3. QiueHicnes de tribus principii* rmm naturcUiam, VeBeltia, 1489, in-fol.
DBS TflOHISTES ST DES 9C0TISTB8. i»0
Quand Duns Scot ne se prononce pas sur une question, Andréa imite sa réserve « el laisse à peine entrevoir une préférence plus ou moins accusée pour
l'une ou l'autre des opinions en ire lesquelles son modèle et son maître a hésité. 11 ne cache pa» du reste son zèle pour la défense de ia doctrine sootiste, et sa ferme intention d'y rester fidèle; on peut en ju^^er par les lignes suivantes qui terminent les Quei" Htm : M Fais attention » tecteur, que dans Touvrage que tu viens de lire , ce qu'il peut y avoir de bon est emprunté à la doctrine de t^aoï, dont j'ai suivi la trac& autant que mes moyens me Tont permis. Ce que tu trouverais de répréhensible ou ce qui ne serait pas d'accord avec la pensée de Scot, impute-le à mon inhabileté. Je n'hésite pas à rétracter toute décision semblable , comme ayant écluij pé à mon ignorance : Tu dois supposer que je n*ai pas compris lu pensée de Scot'. 9
Nous' nous contentons de nommer sans insister
quelques autres disciples de Duns Scot , adversaires de saint Thomas , qui ont figuré non sans éclat dans les luttes scholastiques de cette époque, Tanglais Jean
1. c AUende igitur, lector qui legis, quod si qnid bene dictam est îo quieslionibuà supra dicti», ub arlo doctrinis scoUca processit,
cujus vestiîzia qnaMlmu potui et qu;itUum ipsmn capio, sum seciilus: si aiitem alii|tiiil iiialo flirlnrn vel dortrinaî dictœ conltariuru rfporics v(>l reiniL^nans, incu' iiuperiiiiê ascribatur. 0"^'^' ^' nli(|tji(l laie ibi C'jiitiiiL'iui , iiiiiic [)ro liiac revoco lanquannluluin fiierii i^tioranU-r; paUi quod iguovuraai menlem Scoli. » lA. Hauréau, De Ut pkU. ichoL^ \ï, p. 393 et 39^.
Dumbleton , de l'université d'Oxford , qui a laissé entre autres ouvrages une Somme de théologie et des Commentaires sur la Morale tTAristote ' ; Gérard
Odon, le dix-huitit me ^eiu'ial de Tordre de Saint- François Jean HassoUs, le docteur très-orué *; Nicolas de Lyra, qui s'est acquis un nom parmi les
interprètes de l'Écriture sainte*; Pierre d'Atjuila , dont on possède des QuesUotis sur le Maître des senteneesK
DevonB*nou8 aussi placer parmi les franciscains , un contemporain de Mayronis et d'Andréa qui a eu quelque célébrité dans TÉcole, Pierre de Verberie , plus connu sotis le nom de Pierre Oriol ? Cette opinion qui a en sa faveur tous les Instorieus^ a été fortement ébranlée par Casimir Oudin* » qui pense que notre auteur appartenait à la congrégation du Val des écoliers. En effet un maître en théologie de cette communauté qui s'appelait Pierre, et qui était né à Verberie , avait pris quelque part , comme on peut le voir dans Du Bouhiy , aux délibérations qui eurent lieu en 1333, dans TUniversité de Paris , au sujet de la vision béatifique. Or, à moins de