‹ La philosophie de saint Thomas d'AquinChapitre 38 sur 125 · Lib. I, diat. 2, q. u, p. S% et suiv · texte numérisé non relu

Lib. I, diat. 2, q. u, p. S% et suiv

Fautre peuvent dépendre d'an même principe? Ne Toyons-nous pas le soleil, par exemple, éclairer et échauffer tout à la fois? Donc^ penser et vouloir ne supposent pas dans Vètre qui pense et qui veut des principes essentiellement divers. Mais Durand ne s'arrête pas à cette première vue trop générale. *Par une minutieuse analyse de l'activité volontaire, il fait ressortir la dépendance oi^ elle se trouve vis-à-vis de rintelligence ; il montre que les déterniinations libres sont toutes accumpaguées d un jugement sans lequel l'agent ne serait pas responsable de ses actes. Or, si la pensée et la volonté constituent deux opérations connexes, pourquoi ne dériveraient-elles pas d*un principe commun * ? Que la volonté et la pensée ne soient pas séparées dans la réalité de la vie, nous raccordons sans peine; mais de la connexité àTidentité il y a une différence capitale, et cette différence éclate ici même par Topposition des caractères que présentent, pour la conscience, le fait de la vulontéet celui de la connaissance, le premier soumis à notre pouvoir, le second s*y dérobant, tour à tour lent ou ra[)ide, laborieux ou iiiî^tantané, suivant les circonstances et les impressions. Cette opposition si marquée paraît avoir échappé à Durand de Saint-Pouri^in.

La partie la plus originale de la psychologie de Durand, est sa polémique contre Thypotlièse de Tontendement actif, inteUecim agens. Les puissances ou

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