Smt. If dist. 35, q. v
BT «VILUUHB OCCAV. 487
l'âme : il ne sait pas ce qu'elle est, ni même si elle ett. Il ne nie pas» il n'affirme pas; il se tient dans une impassible réserve, car il trouve que les raisons en sens contraire sont d'une égale force,
« Bn définissant Tàme^ dit-il, une forme immatérielle et ineorraptible qui est tout entière dans chaque partie du corps, il ne peut pas être établi d une manière évidente, soit par voie de démonstration» soit par voie d*expérienoe, qu'une pareille âme soit la forme du corps.... Cela ne peut pas être établi par ▼oie de démonstration» parée que toutes les raisons qui paraissent le prouver laissent des doutes ches les philosophes qui suivent la lumière naturelle, ( cl a ne peut être établi par voie d'expérience; car nous expérimentons seulement la pensée, la volition et autres phénomènes semblables. Or, les philosophes dont nous venons de parler soutiendraient que ce sont là de simples opérations ou passions produites dans cette forme par laquelle ils admettent (pie l'homme se distingue des animaux; et bien que, selon la foi et selon la vérité^ cette forme soit une âme intelligente et incorruptible, ils pourraient dire qu'elle est une forme étendue, soumise à la naissance et à la mort, •I il ne paraît pas que rexpérience se prête à d'autre conclusion ; tamen talis diceret quoâ met forma extema et generabilùs et corruptibilisj et non videlur quod coo» perierUia aiiam formam amehidat*. »
1. Quodlib.y I, q. X : c Dico quod intelligendo per animam inte!lectiv^m formam immaterialem ei moorraptibUem qu» tota est iil