‹ La philosophie de saint Thomas d'AquinChapitre 48 sur 125 · âéfU., I, dist. 2, X, Cf. QwM,, I, q, i · texte numérisé non relu

âéfU., I, dist. 2, X, Cf. QwM,, I, q, i

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conservatrices dont l'action est iiéceisairenient contemporaine de leur effet, 1 impossibilité d'une pareille hypothèse est manifeste. Donc mieux vaut fonder la preuve de rexistence divine sur la conservation actuelle que sur la création des êtres contingents : tel est le sentiment d'Occam. Ajoutons à la pins grande gloire du disciple de Seot que ce fat aussi Topinion de Descurtes qui Ta clairement exprimée dans ses Méditations et ailleurs ^

Mais quand, après avoir établi Texistence de la cause première, Occam arrive aux attributs divins, lunité) la science, llmmutabilité, Tinfinité, loin de prétendre cacher Tindécision de sa pensée, il déclare sans réticence qu'aucune perfection de l'être suprême ne peut être démontrée par la raison. Mais si la raison ne peut tes démontrer, à qui donc nous adresserons-nous pour en acquérir la connaissance, sinon à la révélation et à la foi? La vérité religieuse, obscure et douteuse pour le philosophe qui raisonne, est irréfragable pour le fidèle qui se soumet. La croyance mène à la certitude que la science ne peut donner. Ainsi Occam, pyrrhonien en métaphysique, do^iinatique et orthodoxe en théologie, place, pour ainsi dire, les libres hardiesses de sa pensée sous la protection de son orthodoxie comme chrétien. Il met en usage celte méthode

1. MédHaUons, III; Héiïonses aux preminr^ objections : Je n'ai pas tant cherché par quelle cause j'ai aulrt'fois ôtc |)roduil que j'ai ^befcbé quelle est la cause qui à présent me cuui^erve. y> Il U

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