‹ La philosophie de saint Thomas d'AquinChapitre 5 sur 125 · Smtent., V. I, (Jiàt. 1, q. if, art. 6, p · texte numérisé non relu

Smtent., V. I, (Jiàt. 1, q. if, art. 6, p

2 (lisl. 33, q. i, art. 1, p. ^96 : « Dici polos' nno;! ma- ^

\um co modo habcl esse, quo hahet esse privai io, vxim non i-ii nialura nisi privalio boni : et eo nmdo liahcl esse (juo habijl esse tcnebra qija; non (Sl ni.^i i)ri\atio imnini.^. ci (jim silcntium, quort non

est nisi privatio vocis. — Ipsuio malum sccuaduiu âe uou i^t benlia, &eù abbcutia. »

Le mal est la conséquence des lois générales qui ont été établies en Tue dn bien de ^aniTer8^ Saint Tho*

mas n'eut pas sans doute poussé aussi loin cette solution un peu périlleuse que les esprits sincèrement reiigienx ont souvent reproché à Pope d*avoir exagérée; mais elle séduit Gilles de Rome, et clic l'inspire si heureusement, qu'en la développant, il rencontre sous sa plume celte page remarquable :

« En vue du bien général de Tunivers , le bien particulier a dû être sacrifié. Ne voyez-vous pas dans la nature la partie s'exposer pour )e tout, le bras B^exposer pour la défense du corps? Nous voyons de même que Dieu a fait la pluie en vue du bien général, afin que la terre produisit les arbres et que les ar^ bres se couvrissent de feuilles et de fruits. Cependant^ il pleut fréquemmeni avaut la rentrée des grains ; si donc le graio se plaignait à Dieu et lui disait : ir Tu as fait la pluie pour donner des fruits à la terre, et Toici que la pluie uje détruit, Dieu répondrait : «J'ai établi une loi générale, d'après laquelle il pleut toutes les fois que des vapeurs humides se sont élevées de kl terre, el ont funiie des nuages. Cette loi contribue au bien de l'univers, parce que, sans la pluie, la terre serait stérile, et ne donnerait pas de fruits. J'ai bien vu que, malgré son utilité pour l'ensemble, elle produirait, dans Tapplication, des maux, particuliers, et que souvent il pleuvrait avant la ren- .

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