Ghaocer, iVun« PrietU Taie
As can tlic lioly doclour S. Austiii, Or Boece, or tlie Bishop Bradwardin .
3. Nous emprunton» c«3 délaila biographiques à la préface de rédUioo anglaisé) de Touvrage de Bradwardin dont voici te litre : TTiomêT Bradn ardini archiepiscopi olim Cantuariensis de causa Dei contra Pelagiuvi ei de Virtute causarum ail suo^ Mertonenses libri trea, ju^su Rerercndi$s. Gcortjii Arbot, Cantuariensis archiepiscopi, opéra ei btudio D. Henrict Savtlii, ex scriptis c<kiicihm nunc primum editi, Uotidini, 1618, in-fol. Cf. Fabricius, BibL med. et inf. Latinil^ t. I, p. 367.
DE LA PHILOSOPHIE SCUOLASTIQUE. ±ii
Dès le8 premières lignes, Bradwardin déplore avec
amertume les progrès du pélagianisme au sein des nattons chrétiennes. « Combien, s'éerie-t-il, combien se joignent aujourd'hui à Pélage contre saint Paul pour combaltre la gratuité de ta grâce, ô Seigneur ! Combien prennent en dégoût ce secours divin, et se figurent que le libre arbitre suffit pour le salut î Combien qui se servent de la grâce croient pouvoir la mériter par leurs propres forces» comme si elle n'était pas accordée gratuitement, et qu^elle fût en quelque sorte achetée et vendue.... Oui, l'univers presque tout entier se précipite sur la trace de Pélage dans les voies de Terreur : iotus enim pene mundut poit Pelayium ahiit in prrorem \ »
La méthode adoptée par Bradwardin pour la défense de la grâce est à tous égards très-remarquable. » D'abord, elle est, ou du moins elle s'annonce comme devant être puremeut piiUobopiii(}ue. Ce n*est pas au nom de TÉcrittire sainte et de TÉglise, c'est au nom de la raison, et avec les lumières naturelles que l'archevêque de Cantorbéry prétend réduire ses ad ver- ' saires*. J'ajoute que, contre l'usage de l'École, il substitue à rarj^umeutation syllogistique une forme
d'eiLpoaition plus large et moins aride qijii se rappro-