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loureux et les sublimes extases qui en sont le prix. Le dogme et la morale oecupent assorémeot moins de place dans ses ouvrages que les poélalqfieB éhun d^uoe piété que rimagination emporte presque toujours an delà des Umites du monde réel. Mais dans les rares moments où Henri Suso dogmatise avec eslme, il offire des reflets luin tains de la théologie de saint Thomas. Aucun écrivain mystique n'a dépeint avec pUis d*éclat rinel^le bonheur de Tâmeperdae au selo de Dieu, alors que, selon 1j.^ propres expressions de Siizo, elle uage dans la divinité, comme Taiglc an milieu des airs i et cependant aucun n*a insislé avec plus de vigueur sur la dilYérence indélébile du Créateur et de la créature. Dans le néant étemel où la perfection de la nature humaine consiste à se plonger, l'homme, suivant Suzo, n*est |)as annihilé complètement; niais il j>etient ie sentiment de sa personnalité. Puisque Dieu communique l'être à tout ce qoi existe, rien n'est séparé de lui, tout est en lui, et, en même temps, tout est distinct de lui Gomment ces paroles décisives^ que nous citons à peu près tex* tueliement, se sont-elles trouvées sous la plinne de Suzo? Par quelle influence le mystique amant de la sagesse élernelle, ce chevalier de Dieu, comme il se nomme, a>1ril contenu son élan et évité i'écneil du pautiiei&mey en afûrniaut à la fois la différence et le rapport du âni et de l'infini? L'éducation qu'il avait
1. Schmidi, É$udm tur le àiytiiemnt alimand au xiv* $ieaU*t p. k21 et MiîT.