UL LA FOI ET DE LA UAISON. 28U
résoudre ces questions, que les arguments qn*eUe propose n*aient rien de certain, et qu'ils soient dé-
tt'uUs par des arguments oppobés de même valeur. Il est faux que Thomme ne puisse admettre naturellement ces Térités qu'autant qu'il croit d'abord à la révélation divine par un acte de fui surnaturelle; qu'il n'y ait pas des préambules de la foi qui sont connus naturellement, ni des motifs de crédi« .bilité par lesquels Tassentiment devienne raisonnable*....»
Ces solennelles et fortes paroles, écho de la tradition catholique, seront désormais pour le chrétien une règle de foi, et le philosophe y trouvera pour les études de son choix une garantie contre les atteintes
d'une piélé mal ticlaiiue.
Mais suilit-il d'avoir revendiqué la part légitime de la raison et de la philosophie? Cette tâche remplie, je manquerais à mes convictions et je trahirais la vérité, si je n'insistais avec force sur la contre-partie de l'opinion de saint Thomas, je yeux dire sur la nécessité de ta foi.
Les philosophes de nos jours aiment à invoquer l'Ange de l'École. Puisque ce témoignage leur est cher , n'est-on ])as en droit de leur demander qu'ils
1. Cîté dan» les ÀnnaUidêphiUuophiê efarétiemiê de II. Boonetty. Août 1S53.
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