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Celui-là se montrerait frappé d'un bien étrange aveuglement qui méconnaîtrait ce fatal deside' rattm des connaisBances humaines , et qui , . sourd aux leçons de l'expérience, croirait que Tavenir, plus heureux que le passé, verra enûn s'achever Tœuvre à peine ébauchée par nos pères.
G*est en vain que pour échapper à Taveu de Tinsuffisance de la raison, la philosophie prétexieraii ses intérêts compromis, comme si l'intérêt de la vérité ne remportait pas sur tous les autres, ou comme si l'amour du vrai, sa recherche libre et desintéressée étaient sérieusement menacés par la croyance à l'ordre surnaturel!
La philosophie n'est antre chose que TtUnde de la vérité par les lumières de la raison. A ce litre, elle suppose : V que la raison peut parvenir à la connaissance certaine de la vérité ; 2" que sa portée s'étend non-seulement aux vérités de l'ordre physique qui frappent les sens, mais aux vérités de Tor^ dre moral. Ces deux points concédés, la légitimité de la philosophie s'ensuit naturellement ; son existence est assurée, la carrière lui est ouverte; c'est à elle d'y marcher et de répondre aux espérances que le genre humain a l'ondées sur ses promesses.
Or, en quoi cette situation est-elle modifiée et aggravée pour la philosophie par Vexistence de l'ordre surnaturel? Que par delà les vérités que la raison peut atteindre, il en existe d autres qui la surpassent, suit-tl de là que les premières lui échappent,
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6i qu'elle oe puisse pas s*y appliquer, en méditer les rapports M les conséquences, et faire tourner eette
recherche au perfectionneineot mor^l et mtûliecluel de rhomme'/ Là philosophie, en up mot» ne conserve-t-elle pas son domaine à côté de eeini de la tliéologie? Et ses droits sont-ils compromis, sou œuvre propre» daps oe qu'elle a d essentiel et de légitime, est^elle entravée, parce qu'elle n'est pas ohar* gée seule de nous diriger daus l aciîompliasemeut de nos destinées?
tf La raison, dit un illustre prélat qui honorait le dioi;cse de Paris par rexactitiide de son savoir théologique avant de couronner son administration et sa vie par le dévouement du martyre, la raison ne saurait se plaindre des mystères, puisqu'ils laissent à leur place toutes les vérités naturelles^ et n'arrêtent aucune de ses investigations. Ils sont au delà de tons les objets qu'elle peut atteindre; ils reiupiisseut un yide qu'elle ne saurait remplir*. »
n est hors de doute que la position n^est pas la même pour le pidlosophe qui admet un ordre surnaturely et pour celui qui s'en tient aui conclusions dé» montrées par les forces de la raison i mais Tunique dillércace estque le premier puise à deux sources de connaissances et le second à une leule. JLe premier
1. Instntctiùn paitorah dê Mgr farehevéjuê de Pari$ sur la ooni* jNMtlibn, Pexamm ei la publiealion d$s lioret, Paris, 1S43, iH'k,