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et l'esprit, jusqu'au jour de l'identité parfaite et absolue. Des loi's le sujet pur de la counaissauce et les idées platoniciennes ne se distini^ueat plus que par un effort artificiel de la logique ou de la psychologie: l'union "éelle est consommée.
Au reste Schoponhauer lait de la connaissance de l'idée, non pas une opération lente et discursive, mais une intuition immédiate et directe; et, à ce propos, il insiste su;* la différence qui sépare l'idée de la notion abstraite. « Que Platon ait déjà remarqué cette difféi'ence. je ne veux nullement le prétendre ; beaucoup de ses exemples et de ses explications à propos des idées sont en effet plutôt applicables aux notions. Au reste nous poursuivons notre chemin, heureux d'avoir si longtemps marchésurles traces d'un grand et noble esprit, mais non asservi à ses pas ^. " La dliférence, que Platon l'ait ou non remarquée, est en effet capitale, la notion, et la faculté dont elle est le résultat, c'est-à-diics la raison abstraite, ont un caractère successif. L'intuition au contraire et l'idée sont imniédiates, éttungèi'os aux limites du temps et de l'espace. La notion s'éloigne de plus en plus lUi la réalité qu'elle remplace par des symboles et des signes, et s'il est permis de reprendre une comparaison de Kant, l'abstraction ressembleàun banquier qui aurait beaucoup de billets sans on posséder la valeur correspondante; l'intuition, au contraire, est la réalité même, et les idées sont de l'argent comptant. Ici Schopenhauer s'épuise en comparaisons pour mieux accuser le contraste et l'antithèse : l'abstraction, dit-il, est comme un moulin dont on «ntend tourner la roue, mais où l'on ne voit pas la /arine; l'abstraction, dit-il encore, est une jjorcelaine chinoise, et l'intuition un tiibleau de Raphaël, comme s'il voulait ex[jrimor par cette image le caractère chétif et stcnlc des notions absti'aites, et la puissance aisée de l'intuition. On peut enlin poursuivre ce parallèle en