‹ La philosophie de Schopenhauer (volume 2)Chapitre 40 sur 97 · I. Dm U'u/i, luiiJ- 1. liv. 111. S · texte numérisé non relu

I. Dm U'u/i, luiiJ- 1. liv. 111. S

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termes rnétapliysiqiies : « l'Idée est l'uiiité tomi ée dans la pluralité conformément aux catégories de l'ejpace et du temps ; la notion, au contraire, est l'unité émanant de la pluralité, par l'effori de la raison abstraite ; l'une est Vunitat uuu rcu, l'autîe, VunUas post rc/n^. » Or c'est l'intuitionquiconnaitles idées etla beauté, c'estelle qui fait le génie des ai-li?tes , aussi l'art véritable est-il voisin de la vie et de la naluie, non sans doute qu'il s'attache à reproduire lesparilcuJantés individuelles, mais il s'adresseaux forces réelles, à l'esÊeiiCe même des choses, à ces types agissant et tout-puissants dont l'unixers phénoménal n'est que l'om-bre et le leflet. Les idées sont en effet la réalité la plus pure, alfranchie des défauts de l'intelligence et de la ^olonté, l'eïpril qui les atteint, pénètre donc le seciet du monde, en même temps que les mystères de la beauté , il sait que l'existence est une douleur dont on se console quelques instants parle culte de l'art, en attendant le jour de la suprême i;uérison.

On eouiprc 1.(1 nuiintenant en (jiiels tonnes se résume l'estliélique de Schopenhauer : la beauté, c'est l'idoo elle-n'éme. la beauté a des degrés selon que l'idée est un plus haut degré d'objectivation de la volonté, et l'homme parconséquent estle plus beau des êtres ; quant à la connaissance de la beauté et de l'idée, elle est donnée à l'intelligence dans une intuition pure, il en lésullo que l'art peut être regardé comme une interprétation do la vie: il est en effet assez désintéressé pour juger l'univers au-dessus duquel il s'élève; et, en même temps le privilège de l'intuition esthétique lui confère le pouvoir de déchiffrer l'énigme. Tandis que la science obéit à la iois aux catégories de la représentation et aux bosuins

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