Dic Welt, lom. I. liv III
l'art k07
d'une dée, car elle n'existe que par la causalité et la rausalité est une forme de la raison suffisante à laquelle ridée n'est pas soumise. « Schopenhauer n'a pas de peine à résoudre la difficulté en disant que si la matière elle-même est irreprésentable, du moins « chacune des qualités de la matière est toujours l'apparence d'une idée, et, comme telle, est capable d'une considération esthétique. Cela est vrai même des qualités les plus générales sans lesquelles la matière n'existerait pas, et dont les idées sont la plus faible objectivité de la volonté, à savoir : la pesanteur, la cohésion, la fixité, la fluidité, la réaction contre la lumière. » Or c'est précisément sur ces qualités que repose l'architecture : cet art ne manifeste par conséquent que les faibles degrés d'objectivation de la volonté, aussi le plaisir qu'il excite a-t-il rapport surtout au sujet pur de connaissance; mais par la môme raison, il peut élever les sentiments de l'artislo et du connaisseur jusqu'au sublime, puisqu'il est le résultatd'une conquête péniljle que l'intelligence fait sur la volonté. L'architecture est une lutte entre la pesanteur et la fixité qui se combattent, et se réconcilient par l'intermédiaire des colonnes, des piliers, des chapiteaux; cet art d'ailleurs «n'agitpas seulement dans l'ordre mathématique, mais aussi dans l'ordre dynamique, et ce qui nous parle par sa voix, ce n'est pas seulement la forme pure et la symétrie, mais plutôt les forces fondamentales de la nature, les premières idées, les plus humbles degrés d'objectivation de la volonté *'i. La lumière intervient cnlin pour mieux accuser les proportions de l'ensemble cl la finesse des détails; elle apparaît également comme le symbole de la joie que donne la contemplation pure, cl les Grecs savaient quel prix ses jeux et ses caprices cjoutent à la perfection des monuments. L'architecte toutefois n'est pas libre dans son ait, il est contraint d'allier en ses œuvres l'utilitéà la beauté mémo et l'esthé-