Memorabilien,p. 239, 34'J
'2. Mcmorabilien. Die Katliolische Religion ist eine Anweisung den Iliiiiiiieln zu erbettoln, wclclicn zu verdior.sn zu unbequem Wâre. JJie PfalTen siad dio Veimiitler dioserBeuelei.
l'homme et ses écrits 19
pour cette raison démagogues*.» Il ne semble pas qu'on puisse tirer de là une politique bien claire et ce qui en ressort le mieux c'est « ce peu d'enthousiasme » et ce « ton cynique et grondeur » {cynisehcr polterndcr Ton) que Gutzkow et les autres ont reproché à Schopenhauer. Tel est l'homme grossièrement esquissé. Ses écrits et la lecture de ses biographes peuvent seuls le faire connaître. Il se rencontre en lui des qualités qui semblent s'exclure et qui en réalité se sont assez mal conciliées. Outre son caractère pi'opre,je trouve en lui de l'Hindou, de l'Anglais et du Français. Sa conception pessimiste du monde, ses habitudes contemplatives, son horreur de l'action sont d'un disciple de Bouddha. Mais en même temps, il a le goût du fait précis, de l'information exacte ; il est à beaucoup d'égards, empirique comme Locke et Hartley; nous savons qu'il admirait beaucoup l'Angleterre et que, comme s'il y était né, il lisait régulièrement le Times tous les matins. Il était nourri de nos moralistes français : La Rochefoucauld, Labruyère, Vauvenargues et surtout Chamfort; il les cite à, chaque instant. Il a comme eux la phrase nette et le tour ingénieux. Sa manière d'écrire vive et claire est bien moins allemande que française. Il reste en somme, par son caractère et ses paradoxes, une des figures les plus originales qu'on rencontre dans l'histoire de la philosophie.