‹ La philosophie de Schopenhauer (volume 2)Chapitre 8 sur 97 · Krilili cLer hantischen Philosophie, p · texte numérisé non relu

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comme les Grecs qui retrouvaient leurs dieux partout, ou comme lorsque nous traduisons si faussement par « Dieu » le Brahm des Hindous et le Tien des Chinois ; ou si le théisme proprement dit ne se rencontre pas dans le judaïsme seul et dans les deux religions qui en sont sorties, dont les fidèles renferment sous le nom de païens les sectateurs de toutes les autres religions de l'univers ^. »

Schopenhauer a horreur du théisme; aussi la « guerre a mort » que Kant a livrée à la théologie naturelle, H qu'il admire fort, lui parait avoir pour principal résultat d'avoir « découvert cette effroyable vérité que la philosophie doit être tout autre chose que la mythologie des Juifs * ».

En somme, il admet tous les résultats décisifs de la Critique de Kant : nécessité d'une analyse de l'entendement humain pour en déterminer les limites ; impossibilité de dépasser l'expérience; nécessité de formes a priori pour la régler. Mais Schopenhauer, tout en acceptant ce qu'a fait son maître, prétend le dépasser. Kant a établi à quelles conditions et dans quelles limites une métaphysique est possible : Schopenhauer entreprend de l'édifier.

11 a d'abord très bien montré que la métaphysique n'est pas, comme on affecte souvent de le faire entendre, un simple amusement à l'usage de quelques gens oisifs. Elle est en réalité un besoin de l'homme : on peut s'en plaindre ; mais il faut bien à titre de fait le constater. Toute religion est au fond une métaphysique; et connne les religions ont toujours eu une inlluence décisive sur

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