De Quantitate Animx, cap. xv
2. De Anima et ejns origine, llb. IV, cap. xix. « Jam iUud quale eêt , dicere quod « anima formam de corpore accipiai, et cum incremento Cêrporin proîendalur et creêcat; » et non attendere quam momtruosa tvadai anima juvcnissiveienis, si ejuê Mw:hium prrcidalur infantis,,. ! »
DE LA NATURE DE l'aME. 183
relie, voisine de la substance de Dieu. Substance invisible, elle gouverne le corps, meut les membres, dirige les sens; foyer de la pensée, elle est le principe de l'action, le réceptacle qui comprend les innombrables images des objets '. »
D*un autre côté, quoique Tâme soit chose incorporelle, voisine de la substance de Dieu, elle n'a pas été tirée de cette substance, non plus qu'elle ne provient point d'une autre substance qui ne serait pas Dieu et que Dieu aurait simplement façonnée ^. Créée par Dieu, l'âme n'est pas Dieu. Prétendre que l'âme a été formée de la nature de Dieu serait un horrible blasphème*. Ce serait même un non-sens. La raison, en effet, et la raison la plus simple, la plus immédiate et la plus vul* gaîre, raison invincible, et d'autant plus invincible qu'elle appartient à tous les hommes, le sens commun, en un mot, nous enseigne que Dieu est incorruptible, immuable, inviolable ; qu'il ne souffre ni indigence, ni faiblesse, ni misère d'aucune sorte. En conséquence, c< prétendre que l'âme est une partie de Dieu, comme on ne peut nier que Tâme soit corrompue, puisqu'elle est sotte ; qu'elle soit changée, puisqu'elle a été sage ; qu'elle ait souffert un déchet, puisqu'elle n'a point la perfection qui lui est propre; qu'elle éprouve du manque, puisqu'elle réclame du secours; qu'elle soit faible, puisqu'elle a besoin de remède; enfin, qu'elle soit mal-