Ibid,^ ibid
3. De Ltilitale credendij lib. I, cap. viii. « Sxpe rursus intuentf quati' lum poteram, mentem humanam tam vivacem , tam tagacem, tam pers-
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tif, étouffé dans ses imaginations corporelles, il ne pouvait encore respirer Tair pur et libre de la vérité \ Et à la longue, cet état d'hésitation maladive lui devenait insupportable. Ajoutez à cela de nouveaux mécomptes de la part des jeunes gens qu'il instruisait.
Sur ces entrefaites , Milan vint à demander à Symmaque, préfet de Rome, un professeur d'éloquence. Augustiq sollicita cet emploi par l'intermédiaire de ses amis les Manichéens. Après avoir éprouvé le talent du jeune Africain, Symmaque, qui avait été proconsul d'Afrique , et dont un des frères , Celsinus Ticianus, gérait vers ce temps-là même le vicariat de cette province ; Symmaque ^ influencé aussi peut-être par ces circonstances, agréa le candidat qui lui était présenté. En 384, Augustin arrivait dans la ville oà devait se dénouer sa destinée.
Là, Augustin entendit saint Ambroise. Uniquement préoccupé, au début, de peser le mérite oratoire de l'illustre évêque, il se sentit peu à peu gagné par la mansuétude, pénétré par la lumière de son abondante et facile parole. Elle réveillait au plus profond de son âme les souvenirs de son enfance, les pensées dont on l'avait nourri, les promesses de vie éternelle faites au nom de l'humilité d'un Dieu descendu jusqu'à nous ^. Aussitôt, il commença à tendre son esprit pour chercher s'il ne
picacem^ non putabam latere veritalemt nisi quod in ea quirrendi modus lateret , eumdemque ipsum modum ab aliqua divina auctoritate este «kmenditm, t