‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 124 sur 539 · De Genesi ad Litteram , cap. xxiv · texte numérisé non relu

De Genesi ad Litteram , cap. xxiv

î. Voy. ci-drssus, liv. I, chap. i, II. Des Idées,

3. De Genesi ad Litteram , lib. XH , cap. xxix. « Ego visorum vei vitionum prxter ista tria gcnera, aut corpore, aut spiritu, aut mente, tuqite adhuc vel nosse vel docere non possum, Sed quoi et quantx singulomm generum sint differentix^ ut in unoquoque aliud alit gradatim «a* perferatur, ignorare me fateor. »

198 CHi^PlTRE II. — L.E LA NATURE DE l'aME.

L'àme est-elle ravie vers ces perceptions par où Tesprit conçoit des images semblables aux corps, c'est déjà un avertissement divin et un secours, pour qu'elle comprenne que ce qu'elle perçoit en esprit ce ne sont pas les corps, mais des iniages des corps.

Que si, de même qu'elle s'arrache aux sens, afin de considérer ces images des corps que Tesprit seul perçoit, elle s'arrache à ces images mêmes et s'élève à cette région des pures idées ou de l'intelligible, où la vérité se montre éclatante, sans être enveloppée d'images, sans être offusquée par les ténèbres des fausses opinions ; c'est alors que ses fdcultés entrent dans un plein et facile exercice. Là, en effet, toute son action consiste à aimer ce qu'elle voit, et sa suprême félicité à posséder ce qu'elle aime. C'est là qu'elle boit la vio heureuse comme dans sa source; c'est de là que lui jaillissent pour la vie présente quelques gouttes de Teau salutaire qui la fortifient et la mettent à même de vivre au milieu des tentations du siècle , en pratiquant la tempérance, le courage^ la justice et la prudence '• »

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