‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 135 sur 539 · Epistofn CLXVI, Hinnnymo, cap. vi · texte numérisé non relu

Epistofn CLXVI, Hinnnymo, cap. vi

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tureg, que les Ames ne sont point engendrées par voie de propagation, mais que Dieu les crée à nouveau avec les corps? Qu'on le prouve si on le peut, et on aura dissipé pour Tesprit des doutes d'une extrême consé* quence ' .

Nous venons de le rappeler. Augustin ne pense pas qu'il soit possible de trouver dans les Livres saints une telle démonstration ; mais il veut à tout le moins que ceux qui soutiennent la théorie des créations successives, et combattent la doctrine de la propagation, prennentà tâche d'éviter les quatre erreurs suivantes. Qu'ils ne croient pas :

V Que c'est Dieu qui rend les âmes pécheresses par un péché originel qui leur est étranger;

2*" Que les enfants morts sans baptême sont capables de parvenir à la vie éternelle et au royaume des cieux, le péché originel se trouvant aboli par un autre moyen quelconque ;

3** Que les âmes ont péché jiilleurs avant d'être unies à un corps, et que c'est en punition de cette faute qu'elles ont été enfermées dans une chair pécheresse ;

4° Que les péchés qu'on n'a point rencontrés en elles ont été justement punis, parce qu'ils ont été prévus, alors même qu'il n'a pas été donné à ces âmes d'arriver à la vie, où elles les auraient commis '^.

Augustin enseigne-t-il donc que les âmes sont engendrées les unes des autres par voie de propagation?

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