‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 14 sur 539 · Confcssionum lib. V, cup. xiii · texte numérisé non relu

Confcssionum lib. V, cup. xiii

2. C'est évidemment en Taisant un retour sur lui-môme qu'Augustin, dans son traité De Catechizandis rudibus^ a écrit le cliap. viii : Erudiii

déjà surtout les livres des Platoniciens, qu'il avait étudiés dans la traduction du rhéteur Yictorin ', avaient élevé son esprit à la conception pure de Dieu. Enfin, « ce qui Tinclinait surtout à croire, c'est que les combats des philosophes et les pièges de leurs questions téméraires n'avaient jamais pu arracher de son esprit la pensée de l'existence et de la providence de Dieu, quelle que fût d'ailleurs sa nature, qu'il ne connaissait pas^ »

Mais comment comprendre la nature du mal? 11 y avait là des ténèbres que renseignement de l'Église ne dissipait point. Comment, de même, accepter cette révoltante parole : « Le Verbe s'est fait chair?» Ce mystère restait inexplicable au fils de Monique, et la théorie platonicienne du Logos ne le lui avait point encore suffisamment éclairci. A ces embarras de la spéculation s'ajoutaient les attachements du monde, la passion des honneurs, l'avidité dominante des plaisirs. Ce n'est pas qu'Augustin ne portât ses idées plus haut, et un jour qu'il avait été témoin de l'ivresse d'un pauvre, par un prompt retour sur lui-même, il la comparait éloquemment à l'ivresse des hommes charnels et ambitieux. Cependant, assourdi du bruit de ses chaînes, accablé de

quomodo cntechizandi, « Taies non eadem hora qua fiant christiani, scd tmte soient omnia diligenter inquirere, et motus animi suif cnm qui-» bus possunty communicare atque discutere, »

1. Né en Afrique, enseigne en 354 la rliélorique à Rome, où il comple saint Jérôme parmi ses auditeurs. Interprète illustre de la philosophie platonicienne, il reçoit le titre de clarissime et se voit même élever une statue. Converti par Simplicten , il perd sa iK>pularilé.

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