‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 162 sur 539 · De Quantitate iittm#, cap. nxniv, xxxv · texte numérisé non relu

De Quantitate iittm#, cap. nxniv, xxxv

perdras riea ; tes membres morts reprendront leur vigueur, tes langueurs se guériront, tes pensées changeantes seront réformées, renouvelées, rattachées à toi; elles ne t'entraîneront pas dans le courant qui les entraîne ; elles seront fixées en toi et y demeureront avec Tappui du Dieu éternellement immuable'. y>

Enfin, comment ne pas rappeler ce suprérne en-? tretien, où le fils de Monique a traduit si éloquemment, avec ses propres pensées sur la vie future, les sublimes aspirations de la sainte qui allait le quitter?

a Cependant le jour approchait où ma mère dev^t passer à une meilleure vie ; et ce jour vous était connu, Seigneur, encore que nous Tignorassions. Or, il arriva, je crois, par la secrète conduite da votre sagesse, que nous nous trouvâmes seuls, elle et moi, appuyés sur une fenêtre d'où on apercevait le jardin de la maison où nous logions. C'était à Ostie, près de l'embouchure du Tibre, et là, loin du bruit de la foule, nous reposant des fatigues d'un long voyage, nous nous préparions à nous embarquer.

Étant donc seuls, nous nous entretenions avec une extrême douceur; et oubliant le passé pour ne plus penser qu'à l'avenir, nous agitions en votre présence, Seigneur, qui êtes Timmuable vérité, quelle sera l'éternelle vie des bienheureux, cette vie que nul œil n'a jamais vue, que nulle oreille n'a jamais entendue, et que l'esprit de l'homme n'a jamais comprise : et les bouches de nos cœurs s'ouvraient avec avidité vers les célestes eaux de votre source sacrée ; de cette

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