‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 17 sur 539 · Serhio CGCLV; De Vita et Moribm clericorum tuorum · texte numérisé non relu

Serhio CGCLV; De Vita et Moribm clericorum tuorum

2. Epistola I ; Àugmtirius Suffectauis de LX Christianorum nece^ pollicensque sunm il lis reddendum Ilerculem.

d* Bpittola GCXXXII. Madaurenses idohlatras ad veram religionem hortalur.

Home, les Dioscore de CoDstantiiiople, leg Jérâme, les Ambroise, ]es Paulin, les Lazare 4' Arles, les Rustique deNarbonne, les Germain d'AuxerreJesBilaire, il composait les Livres à Simplicien, son Traité de la Doc-* trine chrétienne, les Quinze livres sur la Trinité^ son Catéchisme à l'usage des païens^ et enfiq cet ouvr^ga unique, souvent imité, toujours parodié, où il s'accusQi se condan)ne et s*humilie, prière ardente, récit entrât-^ nant, métaphysique incomparable, histoire de tput un monde qui se reflète dans Thistoire d'une âme, les édifiantes et impérissables Confessions.

D'autre part, chaque jour de la yie d'Augustin était marqué par d'importants triomphes sur Terreur. Déjà il avait réuni à TÉglise les TertuUianistes et lap Abélo*^ nieqs ; déjà aussi les Manichéens avaient dû céder h, s§ parole et subir son irrésistible Qscendc^nt. Mai3 Thérésie, semblable è Thydre de la fable, paraissait puiser d^pa ses blessures mêmes une nouvelle vigueur. L'évoque d'Hippone eut encore à combattre les Donatistes et les Péiagiens.

Espèce de pharisiens du catholicisme, les Donatistes ne se contentaient pas de dénaturer, en les exagérant, les préceptes de TÉvangile. Us troublaient, ensanglantaient l'Afrique, sous la dénomination abhorrée de Circoncellions^ et condamnés par les conciles, cherchaient dans la violence un abri. Augustin n'échappa que par un heureux hasarda leurs coups. C'est pourquoi, on ne doit pas s'étonner qu'il ait eu recours contre eux au préfet Cécilien. Les désordres furent môme poussés si loin, qu'en 404, le concile de Carthage supplia Honorius de porter des lois qui pussent y mettre un terme. L'em-

pereur se rendit à la demande des évoques. Des édits sévères furent publiés contre les hérétiques, particulière* ment les Donatistes, les Manichéens, les Priscillianistes, et leurs temples démolis. Toutefois, afin de réduire par la raison ceux que Ton réprimait par la force, Honorius ordonna qu*une conférence aurait lieu entre les Donatisteset les Catholiques. Augustin fut le principal tenant de ce solennel débat, et les Donatistes vaincus tentèrent inutilement d'en appeler à l'empereur.

Or, à peine les Donatistes étaient-ils domptés que parut la doctrine de Pelage, laquelle ne tendait à rien moins^ par l'exaltation du libre arbitre, qu'à nier la nécessité de la grâce et le péché originel. Né dans la Grande-Bretagne, Pelage s'était acquis à Rome une réputation de piété, lorsque vers 410, il aborda en Afrique, où saint Augustin le put voir une ou deux fois ^ Dès cette époque, il était facile de démêler dans le moine le novateur. Aussi Pelage laissa-t-il en Afrique des traces fâcheuses de son passage. Mais, comme si cette terre eût été trop bien défendue par l'évéque d'Hippone, il se hâta d'aller répandre en Palestine les semences de son dogmatisme pernicieux.

Et en quel temps l'Église se trouvait-elle attaquée par ceux-là même qu'elle avait enfantés ? En un temps où les barbares faisant irruption de toutes parts, les païens

1 . Cf. De Gestis Pelagii, lib. 1 , cap. xxii. a Prius absentis et Romx

coiutituti Pelagii uomen magna cum laude ejus cognovi Poitmodum

ejuM faciem Carthagine, quantum recolo, semel vel iterum vidi, quando cura coUationis , quam cum hœreticis habituri eramus , occupatitsimuê fui...,» Voir aussi : Epistola CXLW. A ugustinus Pelagium resalutat, et pro litterU ipsius officiotis gratiam habet (413).

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attribuaient à la religion chrétienne les désastres qu'ils n'auraient dû imputer qu*à leur lâcheté et à leurs vices. Effectivement, après l'avoir rançonnée deux fois, Alaric venait de prendre Rome d'assaut. L'impression produite par cet événement avait été immense. Quelle que fût la décadence de la cité de Romulus, depuis que le siège de l'empire avait été tour à tour transféré à Constantinople, à Milan, à Ravenne , la violation de la ville sainte par les Yisigoths n'en avait pas moins jeté les esprits dans une stupeur profonde, et bientôt s'étaient élevées contre le Christianisme les récriminations et les clameurs. En présence de cette catastrophe inouïe, il semblait que l'univers romain se trouvât puni de son apostasie et abandonné par les Dieux auxquels il avait préféré le Christ. C'était ainsi pour les représentants du paganisme une occasion unique de prêcher le retour au culte qui avait fondé la fortune des ancêtres. — Plus Africain d'ailleurs que Romain et plus blessé sans doute dans ses sentiments d'humanité que dans son patriotisme, Augustin tint tête à l'orage. Tandis qu'il adressait aux catéchumènes ses éloquents discours De Cataclysmo^ De Tempore Barbarico^ De Urbis Excidio *; il rédigeait de 411 à 427, contre les païens, la Cité de Dieu, démontrant avec surabondance dans ce livre, auquel à peine doitron comparer l'ouvrage d'Origène contre Celse, ou le traité de Salvien De Gubematione Dei ^; que les calamités présentes ne pouvaient être apaisées par les divinités de l'Olympe, mais que c'était bien plu-

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