‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 180 sur 539 · De Divertis Qumtionibuij lib. LXXXIU, quttst. xx · texte numérisé non relu

De Divertis Qumtionibuij lib. LXXXIU, quttst. xx

DE LA NATURli D£ D1£U. 28 i

avec le temps mobile, et voie qu'elle n'a aucune mesure avec lui ; qu'il voie qu'un temps ne peut être long que par la succession de plusieurs mouvements qui ne peuvent exister ensead)le ; que dans Péternité rien ne se succède^ mais que tout est toujours présent, que le tempane peut jamais être tout entier présent, que le passé est poussé en avant par le futur, que le futur naît du passé, que l'un et l'autre prennent leur être et leur source dans celui qui est toujours présent* Qui fixera le cœur de l'homme, afin qu'il voie comment le principe immobile ordonne le futur et le passé, sans que l'éternité, soit jamais passée ou future'? »

Troisièmement, Dieu est immuable. Parfaitement libre, sa liberté ne souffre pas de changement, a C'est son essence absolue de n'éprouver aucune vicissitude, ni daps son éternité, ni dans sa vérité, ni dans sa volonté \

a Accuserez-vous de fausseté ce que la vérité, d'une voix puissante, dit à l'oreille de mon cœur, sur la vraie éternité du créateur, à savoir que sa substance n'est point sujette à varier dans le temps, et que sa volonté n'est rien en dehors de sa substance ? S'il en est ainsi, il no veut pas tantôt ceci^ tantôt cela, mais il veut à la fois, et ensemble, et toujours ce qu'il veut; il ne veut pas deux fois, d'abord une chose, ensuite une autre; il ne commence pas à vouloir ce qu'il ne voulait pas d'abord ; il ne cesse pas de vouloir ce qu'il voulait auparavant, car une telle volonté serait changeante, et tout ce qui change n'est point éternel ; or, notre Dieu est éter-

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