‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 190 sur 539 · EpisiolaXCW, ïlalicx · texte numérisé non relu

EpisiolaXCW, ïlalicx

(irtm.,vi, 16). 11 est impossible que Thomme levoiepar le corps même, par lequel il voit les corps... Nous verrous Dieu dans la mesure où nous lui serons semblables; car présentement nous le voyons d'autant moins que nous lui ressemblons moins. Nous le verrons donc précisément par où nous lui ressemblerons. Or, qui pousserdt l'extravagance jusqu'à dire que c'est par le corps que nous sommes, ou que nous serons semblables à Dieu? C'est uniquement dans Thomme intérieur qu'il convient de chercher cette ressemblance.... Et qu'on n'argumente point des expressions où il est dit que nous verrous Dieu face à face, facie ad fadem (I Cor.^ xiii, 12). Prendre ce langage à la lettre, c'est limiter Dieu, lui donner une figure, des membres. Impiété révoltante et monstrueuse illusion, où ne peut se laisser aller que l'homme animal, qui ne comprend pas ce qui vient de l'esprit de Dieu (1 Cor.^ xni, 11, 14)! » En 415, c'est le même langage qu'Augustin tient à Évode ^

A la fin de la Cité de Dieu^ sans supposer jamais que Dieu puisse être vu comme sont vus les corps, il fait pourtant à la vision corporelle une plus large part.

a 11 pourra se faire et il est fort croyable, écrit-il, que dans l'autre vie nous verrons de telle façon les corps du ciel nouveau et de la terre nouvelle que nous y découvrirons Dieu présent partout, non comme aujourd'hui, où ce qu'on peut voir de lui se voit, en quelque sorte, par les choses créées, comme dans un miroir et une

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