I. VU
Dieu. Et ee n'est pas une seule personne qu'il fauti à yrai dire^ appeler le seul Dieu , mais les trois personnes Qp mérae temps, Père, Fils et Saint-Esprit*.
Le dogme de la Trinité étant ainsi défini avec toute 1^ rigueur que réclame l'orthodoxie, comment en pé« nétrer le sens? Et si les explications qu'on en a tentées iji'ont guère produit que confusion , si la raison qui s'est eÇorcée, en une si abstruse matière, d'éclaircir les my* stères de la loi, a presque toujours conduit h l'hérésie, comment l'évêque d'Hippone s'y prendra-t-il pour renouveler, sans faillir, une entreprise aussi périlleuse? U aura recours à la voie de l'analogie et du symbolisme. U nous montrera l'image de la Trinité empreinte dans tout ce qui est, dans la nature, dans les sciences, et très-pàrticulièrement dans l'âme humaine.
, « Toutes les créatures qu'a produites l'art divin font voir en elles une certaine unité, une forme, un ordre. Toute créature, en effet, est une sorte d'unité, comme d^ms les corps leur nature^ et dans les âmes l'esprit; toute créature, d'ailleurs, s'accommode à une certaine forme, comme les corps aux figures et aux qualités, et leS; âmes aux sciences et aux arts; toute créature enfin recherche ou observe un certain ordre, et c'est ainsi qu'on voit les corps avoir leur poids et leur situation ^ les âmes leurs amours et leurs joies. Il faut donc qu'en considérant l'intelligence créatrice, qui a fuit ces choses, nous entendions la Trinité, dont les vestiges apparais-^ s^t,,comme il convient, dans la créature. Car dans cette Triaité est la souveraine origine de toutes choses, et