‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 20 sur 539 · Cf. Confessionnm lib. VII, cap. ix · texte numérisé non relu

Cf. Confessionnm lib. VII, cap. ix

2 . Rien assuri^ment n'offrirait plus d'inlérêl que la relation de quelquesuns des entretiens d'Ambroise et d'Augustin. Mais où en trouver même des traces? Cf. M. de Rémusat, Abélard, t. 1, p. 368. a SiAmbroi^e, évêque de Milan , homme catholique , ^crit Abélard dans sa Dialectique , avait été prémuni par la dialectique, Augustin, encore philosophe païen, encore ennemi du nom chrétien , ne l'aurait pas embarrassé au sujet de Vunité de Dieu, que ce pieux évoque conTessait avec raison dans les trois personnes. » « C'est sous une Terme grammaticale, ajoute M. de Rémusat parlant de l'objection d'Augustin , la règle mathématique si fl = .T , bI 6 r=.T , si c = .r , n -}- 6 -}■ ^ = 3 ^, dont les ennemis du

positions chrétiennes de ses premiers ans, et les liens du Manichéisme rompus sans retour, s'impose des chaînes à la fois plus honorables et plus sAres. Quoi qu'il en soit, son intelligence s'épuraut dans le commerce des Platoniciens, y a pris le goût des choses divines.

De là, pour les Écritures, cet amour qui allait remplir son cœur. Les Épltres de saint Paul, notamment, lui deviennent un objet de perpétuelle méditation. Il en explore, il en sonde, il en pénètre le sens*. Retournant ensuite aux Platoniciens, il rapproche de quelques ouvrages de Platon ou de Plolin, les textes des Livres saints etdeTApôtre, et croit apercevoir entre ces écrits une telle harmonie, un concours si manifeste^ une confirmation si précise de la philosophie par la religion, que le doute ne lui est plus possible. Il voudrait par conséquent briser les entraves où il gémit. Mais ses passions le retiennent d'une étroite étreinte, et tandis que son intelligence le presse de ses clartés, sa volonté résiste par ses langueurs. D'héroïques exemples, une émulation généreuse, un saint transport amènent enfin cette crise suprême, où, du fond de son âme ravie et troublée, s'échappe cet extatique aveu de toutes les conversions :

« Je voiSy je sais^ je crois^ je suis désabusée ^ ! » Voilà donc Augustin fixé dans le Christ, et une seconde

christianisme se sont servis coiilre le dogme de la Trinité. Je n'ai pas BU trouver dans saint Augustin l'anecdote (lue raconte Al>élard. i> Je n'ai pas été plus heureux que M. de Rémusat.

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