‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 21 sur 539 · Corneille, Polyeucte^ acle V, scène v · texte numérisé non relu

Corneille, Polyeucte^ acle V, scène v

fois enfanté par la grâce à la vie chrétienne, à laquelle sa pieuse mère l'avait comme enfanté une première fois. Mais là même il y a des degrés, et quoique nous soyons aiTivés au moment décisif où se consomme la conversion du iils de Monique, nous n'avons pas achevé de parcourir toutes les évolutions de sa pensée. Il nous reste à noter trois nouvelles démarches de son esprit et trois états d'&me fort distincts, auxquels ces démarches le conduisent.

Redevenu catéchumène, à la veille de recevoir le baptême et durant ces mois de méditation solitaire qu'il consacre à s'y préparer, Augustin ne cesse de chercher dans la philosophie un supporta la foi qu'il a embrassée, a Les études que je fis alors, écrit-il, furent sans doute consacrées à vçtre service, ô mon Dieu, mais se ressentaient encore de l'orgueil des écoles, et étaient comme une pause que je me donnais pour respirer dans ma fuite *. » Néophyte, Augustin professe une sorte de Néoplatonisme tempéré.

11 n'en est plus ainsi, aussitôt que le sacrement l'a eu fait chrétien. Sans doute il continue à célébrer la beauté des sciences; il n'hésite pas davantage à louer les vertus des anciens philosophes ; il reconnaît même deux voies pour parvenir à la vérité : l'enseignement des hommes et l'enseignement divin, dont les Écritures sont l'expression. Mais c'est à l'enseignement divin qu'il attribue le premier rang. Par conséquent, ce n'est plus la religion qu'il s'agit, à ses yeux, de concilier avec lu philosophie; c'est la philosophie, au contraire, qu'il do-

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