De Triniiaie, lib. XI, cap. xi
dti CHAPltRE III.
dans tout oe qu'il est, eu ces trois choses : être, se couiiattre soi-même, se suffire à soi-même immuablement? Qui pourrait prononcer sur ces choses sans témérité ^? » ' Cependant, si l'être, le connaître, le vouloir chez l^hommç réfléchissent la divine Trinité, n'y a-t-il point Utie nouvelle manifestation de Dieu tout ensemble triple et' on, dans le concours, che» Thomme, de la mémoire, dô là volonté, de Tintelligence?
« Voici que je m'adresse à l'homme et que je l'intertôge : Homme, as*tu de la mémoire? Si tu n'en as pas, ooiÂment as-tu retenu ce que j'ai dit? Mais peut-être tJUe déjà tu as oublié ce que j'jai dit tout à l'heure. Toutefois ce mot même que je iprouonce J'ai dit ; ces deux fe7llabes, tu ne les retiendrais pas, si tu n*avais pas do mémoire. D'où saurais-tu, en effet, qu'il y en a deux, silâ seconde, venant à frapper ton oreille, tu avais oublié kl premiète? Aussi bien, pourquoi insister? Cela est mf^nîfeste, tti as de la mémoire. Je te demande autre chose : As-tu de rintelligence? J'en ai, réponds-tu. Si, en ttfPetj tu n^avais pas de mémoire, tu ne retiendrais pa« tQqueje t'ai dit; si tu n'avais pas d'intelligence, tu oc reoonùaltrais pas ce qqe tu as retenu. Tu as donc aussi die'l'inft^lligencOi Je te fais une troisième question : T^i ai de la mémoire, par où tu retiens ce qui est dit ; tu as de l'intelligence, par où tu comprends ce que tu ife tiens; or, est-ce en le voulant que tu as i-etenu et compris? Certes, dis-tu, c'est en le voulant. Tu as donc de la volonté» La mémoire, l'intelligence, la volonté, voilà trois choses eu loi que tu peux compter, et que tu