‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 205 sur 539 · CoH/€i8ioHUm lib. XIU, ca|). xi · texte numérisé non relu

CoH/€i8ioHUm lib. XIU, ca|). xi

DE LA TfdfiUrÈ. Stf^

oe peu^ pas séparer. Considère dooc . que oe^ Moi» choses, la mémoire, rintalligence et la volopté^oolj Abdiquées par toi séparément , mais qu'elles, opèrent ^'iWtp manière inséparable. Que si tu trouve^ cela en toi-» même ; si cela est dans un homme, dans une per^pQPp qui marche sur la ten*e et qui porte un corp^ frPgiiSi lequel appesantit son 4me, crois que Ton peut étftblii^f en faisant appel aux choses visibles, eu s'attach^ti^Ufc analogies qu'offre la créature, que le Père, et le Fils et le Saint-Esprit sont distincts et coopèrent iusépar^^)^ ment. D'ailleurs, je mVréte là. Je ne dis pa^ quel^Piè^r^ est la mémoire, que le Fils est rinlelligeqçe, rJEspri^ Saint la \olonlé...Oue dis-je donc? Que j'ai i^rpu^é .cp toi trois choses^ qui sont démontrées être sépar^l;fji^, et opérer inséparablement; et de ces trois c]tvo$6f,.j|^ nom de chacune résulte des trois, quoiqu'il neSte ^ft^ porte pas aux trois, mais à l'une des trois en partioul^eir. Crois donc, k Tendroit de Dieu, ce que tu ne peui^ vçtVTi si en toi-même tu as entendu, tu as vu, tu as retenii. Car en toi, tu peux connaître ce qui est : quand po^r, ra&-tu connaître ce qui est dans celui qui t'a fait, quoi qi^ cela puisse être? Et bi tu dois le pouvoir un jour, tu.n^.^ peux pas encore. Et alors même que tu le pouiraB, pourras-tu connaître Dieu, comme Dieu se connaît luimême*?»

Considérez même uniquement le phénomène de \0l mémoire, et vous y découvrirez une sorte de Tiçioité. Car imaginez quelqu'un qui ne sait pas le grec.«t qui confie à sa mémoire des mots grecs. Cet homme

1. Scrmo LU, cap. vii-x. Cf. De Triniffic, Wh, X, c«p. l et «q.

Miif tiQPlbil:p2i^49^fSii çaémoir^ lestas ideomol^ %\im ipémft qn^'U, n'yi p^qgjQipasîi'^uisv lorsqu'il €e ojqtj^ y fkeiteei\)n'e$t-cepasde}ilà quege! forme sori ôOMv^oic? Enfid, uy a-t-il pta^ pour qu'il jse $ouiviaDne et unisçeau sQj^tbk .pensée, ^iiii()liOiM>é?iÇ!esl; doue là encoRe une sorte ^fBiiuitéiqui apparatli dan3 Wme *, . J

-isHâii^ «^'â$t ipiriDûipalemen 1 1 dans Tamoup , qu^prou ve rtoae ]iuo9lainei, que resplendit Vimage de la Tnnité» . -vj^iEni^Si^^i 'nous aoipanies, nous coaoai^jbons .que APUSiS(i>l|imQd> e\ . nous^ aimottS: notre être et la connsp/^r i9»nfieiq4Ae ilcius en avons, A^ueune illusi^ina n'est possU)!^ «fMïTtfaeSi'troiaiQbjete.Vï)- .1. ■ •..•...•.:!.■. ■• .-<' ,• ,.. ,t;:, HiiOr^êtueviConnaltre) 4imer, c'est i^enfermer en soiune

i(i £t ilien est delà i^hanités forme supérieure doTomour,

')^>'ft iQu'ostrce que/ l'amour. ou la <^barité, que^ladivinje ^É^riture loiueet recommande .si fort? qu'est-ce,, sinon i-'amotur du hieiytOv^ i'amoAir suppose quelqu'un qui •j{im0^,iftt.>c!^sti à un objet aimé que ^'adresse i'amour. [Vorjà donc irois choses;. :un*amant^ un; objet ajmé. et -J]wW0i|ir. Qu'est^qe-douc que l!«'u»ou^, sinon une Vjie qui i»iki\yim ^f»l^ï^à u0ii:4eux ô(re$,|à sayoir; celui qui ^^m^i et jee; I qui e^\ ^iffié ?' Et, c'est, pe qui a li^u même

8. De Trinitate , lib. iX , cap. i el sq. « TVint/a/em <ft Aomii«r , qui imago Dei est, quamdam ineête^ meniem tcilicet, et notitiam qua te noi'tf , et amorem quo te noiiiiamque tmam MitiigU 3 atioe fi^triû xqualia interie,etmdMtostenditureu»€n€ntim»\i />: 'i » \

Dfl LA* YÀII^itÈ. 9i%

d^në tes AtnobFS' exiérieurey «ft 'dn^l^Hèsl'jJ^nitlid'fM]^' e(md6V()irt]âielqii€iimagèi^lù$'limpiâ«iet^Uibp^ I^Hattit pied^la chaii^, monlXKis jeriqffei ài r^mei QiJ^dimf

c( Puis donc, conclui Adgiistf»/ "^a^ flqii8^8ètt)b«& ht^tn Mes',' MVê' h Vi Àinge > dé * noorë G^féâtôUir ^^ tioii t t'^rnité ëéir vëriiable, 4a ^étiiëi^r^lei,^ <(i bi i ebàritlé ^iii^idèlie'ët*^rîi|àbie, ét>^ui est'IitfiMméme'raittiiibH'îétern^fe'ët !d véritable Trihhéj-^fis-îèonfilsîonf^iiliéWÉtoiH pâîiN^orôns tow^eeiâ oiitrflf^s-d*un regard; pdur^âitliî dire immobile, et recueillons des traeeBÏplttS» ôit mdftts pmft>nde« ÛQ Èa divinité dansle&'dboses^q^i'tsontfàudessous de nous, et qui ne seraient en aucune *fb^dii, •ûi'n^nui^iènt aucune beauté|> oi ne: denianderaiedl èi ne garderaient aucun ordre, si elles nf*«lva(ii8ntt >èité)>0fdMl3 ^r <celui ^oi possède un étra 8ouver^in,'Une»iiÀgesse souverairre- et tine souveraine' bonté. Qukïil à>>liOtti, arprè^ avoir ooii temple son image en nous^wêfirfesvïeiroiiym^us et rentrons dans noire caniir,^ à' TexotnpleiJSe TBnfeîit prodigue de YÈfangiïe {Lucy xv, '*8),ipoî(r i'elotlineï* vers celui de qui nàiis nous étiotis è\(Agë<às par nos péchés. Là/ notre être ttë sera pairtt surjet* to riïort, rti noire connaissance à Perreiir, Wî notre awitoWr au dérèglement'^. »

C'est ainsi que de degrés en d^grés^ en passai) t ides objets de la nature à l'homme ejttérieur, et de l'boiame extérieur à Thomme intérieur, nous nous éleVOtaâ àiirle

l.DeTriniiate, iib. VIII, oap. x.. . .^ vu.f 2. De Civitate Dei,\iv,X\j Oàft.xiYitl. ^v . v .'.

^8 CRAPITBB III.

owuiné ihtelligewïe, mais & ude înteUigencc purement hUÂiâine de h dWine Trinité'.

'" Néanmoins, ce n'est pas tout encore. Alors que Yùn considère l'homme intérieur, ce n'est point proprement dans ce qui passe, comme la mémoire, Tentendement, UUttiôuf , qu'il convient de chercher la Trinité, mais dans de' qni est permanent, c'est-à-dire dans la raison .

Assurément, la raison n'est pas Dieu ; mais la raison (}Qi e^t ce qu'il y a en nous de meilleur, est aussi ce qui ilbUB révèle le plus clairement la nature excellente de Dleu^

Sel souvenir de Dieu, comprendre et aimer Dieu, eti quoi consiste la sagesse, n'est-ce pas, en effet, réflédliren nous l'image de la divine Trinité^?

Contemplée de la sorte dans l'éternel, l'incorporel et riimnuable, la Trinité ne nous apparaît, d'ailleurs, qu'en éoigme. Toutefois, ce n'est pas en vain que l'homme B%pt)lique à comprendre ce mystère incompréhensible*.

Ainsi donc, après avoir, par la philosophie pare et à TénèOntredu polythéisme, mais surtout du manichéisme, posé avec fermeté le principe primitif, absolument simple et immuable des choses; Augustin explique la datirre et la vie divine par la doctrine Trini taire, fondement du Christianisme.

^\. Èe frînitéte, llb. XllI, cap. xx.

t. Ibid., Ub. XIV, t^p.iwu

]^ IM^f ilfid, ca|»4 XII, t Mêec igitur tfinitaê memit non propterga Dût eti imago f quia sut meminit menSf et inteHigit ac diligit se : sed quia polest etiam meminitse^ et intelligere et amare a quo facta est, Quod euin fitcit^ sapiens ipsaftt» »

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