Ibid. y ibid. cap, x
même, qu'ils fuient la douleur et poursuivent la volupté ; qu'ils fuient la division violente et qu'ils poursuivent l'unité*. »
Entre l'être, Tordre, l'unité, Augustin établit même une sorte d'équation.
(c Lorsque des êtres sont changés en mieux , par cela même ils tendent à être ; et on ne dit pas que ce changement soit perversion , mais plutôt retour et conver- ^ sion. La perversion, en effet, est contraire à l'ordre. Or, les êtres qui tendent à être, tendent à l'ordre; et, pour eux , arriver à l'ordre, c'est arriver à l'être même, autant qu'y peut arriver la créature. Mais être n'est rien qu'être un. C'est pourquoi, autant un être arrive à l'unité et autant il est. Car le fruit de l'unité est la convenance et la concorde , que réalisent dans le. degré même de leur être, les choses qui sont composées. Les êtres simples, en effet, sont par eux-mêmes, parce qu'ils sont uns; quant à ceux qui ne sont pas simples, ils imitent, par l'accord de leurs parties, l'unité, et sont d'autant plus qu'ils l'imiteul davantage. C'est pourquoi entrer dans l'ordre c'est tendre à être; sortir de l'ordre c'est tendre au néant, ce qui s'appelle aussi perversion et corruption. Toute chose donc qui se corrompt, par cela même, tend à n'être pas '\ »
De cette considération de l'unité dans les choses, Augustin déduit immédiatement l'unité du Créateur. « Tous les êtres, soit qu^ils souffrent, soit qu'ils fassent souffrir, soit qu'ils procurent, soit qu'ils ressentent de la