‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 261 sur 539 · Ibid,^ cap. vu. Cf. De CivUate Dei, lib. XIX, cap. xiii · texte numérisé non relu

Ibid,^ cap. vu. Cf. De CivUate Dei, lib. XIX, cap. xiii

peu près de même que dans le discours ragrément se trouve produit par des antithèses ' .

Voyez la vie des sots. Par elle-même elle n'a rien qui soit constant et ordonné; et pourtant la divine Providence Ta nécessairement comprise dans Tordre des choses... Prise isolément et envisagée d*un esprit étroit, elle parait repoussante. Élevez vos regards, portez-les au loin , parcourez Tuniversalité des choses, et vous reconnaîtrez qu'il n y a rien qui ne soit ordonné, réglé et toujours mis à la place convenable '^

Qu'y a-t-il d'aussi grand dans une maison qu'un homme ? Et qu'y a-t-il d'aussi abject et infime que le cloaque d'une maison ? Cependant, l'indignité de Tes* clave le fait juger digne de nettoyer ce cloaque et d'orner la maison par sa honte même. De la sorte, ces deux choses, la honte de l'esclave et le nettoiement du cloaque, se réduisant à une espèce d'unité^ entrent essentiellement dans la disposition de la maison et conviennent au meilleur ordre de son ensemble'.

Qu'y a-t-il de plus affreux que le bourreau? Qu'y a-t-il pour Tesprit de plus hideuxet de plus horrible ? Parmi les institutions pénales^ le bourreau occupe néanmoins une place nécessaire, et fait partie de Tordre d'une cité bien réglée... L'ordre est partout, et ne souffre rien ni d'excessif, ni de déplacé. Se rencontre-t-il çà et là d'apparentes anomalies ? ce sont comme des morceaux simples et abrupts, qui sont destinés à mettre en relief

1. De Ordine, lib. I, cap. vu. Cf. De CivUaie Dei, ltt>. XI, cap. XVIII.

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