Voy. ci-dessus, liv. 1 , ch. ii. ÎI. De VOriginede VÂme
MU GHAPITUE V.
leur, delà réhabilitation par la grâce, et, comme la grâce doit être gratuite et provenante, de la prédestination. • I ' . > f '■■
Pelage prétend, au contraire, que Thomme peut,: par ses propres forces, acQomplir ]<) bien et. s'élever à la perfection. La grâce ne lui sert qu'à lui faciliter la.pratîque de la vertu. La gr&ce d ailleurs est accordée à ceux qui s'en montrent, dignes, et non pas distribuécf par un simple vouloir de: Bien. H y a en Dieu prescience^ ci non point prédestination. Pelage soutient enfiq qu'avant la venue de Jésu^rChcist, se sont, trouvés des hommes sans péchés ... . iM«i
Kcarlons, le plus possible^ tout ce qui est purement tliéologique dans ces diiTéreots problèmeis^ tpii9 étroite* ment liés entre eui ; et Lâbchons d'en- d^agcr la n)qta* physique qu'ils renferment^,, i ,, . , .
Commençons parja considération d^^ rapports i^. libre arbitre etdu naaU , .
«D'où vient le mal? Tout en me soumettant ej;^ une telle matière à Tautorité , des^ Livres sain^| je x^e suis efforcé, écrivait Augustin, d'expliquer leur^ ens^gnements h la lumière de la raison.auâant .qu^ pouvait nie le permettre le scjcours.de Dieu *. » Or, v^ici les points pi*incipaux que toiiche Augusiiu notamment da^is son Traité du libre arbitre.
Premièrement, d'où vie^t le ma), et qu'estrce: que mal agir ? Le mal vient du libre arbitre ; car rien ne force l'âme à obéir à la passion. Et mal agir, c'est se détourner du bien immuable vers un bien changeant'^.