De Trinitaie, lib. Ul, cnp. m
DE LA riBKRlÉ El DU MAL. 41Ï
En second lieu, la liberté a été donnée à Thomme par Dieu ; tous les biens procèdent de Dieu ; la liberté doit être mise au nombre des biens.
Troisièmement, d'où naît le mouvement, qui détourne Tâmo du bien * ? De la limitation et de la corruption de la nature.
Et d'abord, d'où vient le mal?
Pour résoudre celte question, il faut savoir ce qu'est e mal. C'est lorsqu'on saura ce que c'est que mal agir, que l'on pourra découvrir d'où vient le mal.
« Les Manichéens demandent d'où vient le mal ; demandons-leur, à notre tour, ce qu'est le mal. De ces deux questions, quelle est, en vérité, la plus juste? Est-ce la question de ceux qui cherchent d'où vient cela même, dont ils ignorent la nature ; ou la question de celui qui estime qu'il convient avant tout de se axer sur la imlure du mal, afin de ne pas chercher, ce qui serait parfaitement absurde, l'origine d'une chose inconnue^. »
Or, Augustin a longuement établi que le mal en soi n'est pas ^ Et c'est là ce que les Manichéens s'obstinent à ne pas ( ntendre. « Ils ne veulent pas comprendre que tout ce qui est, en tant qu'il est quelque substance, est un bien, cl ne peut venir que de ce Dieu véritable, de qui procède tout bien^. »
« Le mal n'est que la corruption ; mais la corruption elle-même n'est pas la nature, elle est plutôt contre na-