‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 270 sur 539 · De Moribwi Mnnichtrormn, lib. 11, cap, il · texte numérisé non relu

De Moribwi Mnnichtrormn, lib. 11, cap, il

3. Voy. ei- dessus, liv. I, rlia|». iv, 111, De lu Providence, \. De Genrxi ad Ultrram, llb. XI, c^p. Xlll.

Uire. Et partout où il y a eu corruption, il y a eu ud bien ^ »

« Dieu, en effet, auteur des natures et non des vices, a créé Thomme pur; mais Thomme, corrompu pmr sa volooté propre et justement condamné, a engendré des enfants corrompus et condamnés comme lui. Nous étions véritablement tous en lui, alors qqe nous étions tous cet homme qui tomba dans le péché par la femme tirée de lui avant le péché. Nous n'avions pas encore reçu à la vérité notre essence iudividuelle^maisle germe d*où nous devions sortir était déjà, et comme il était déjà, et comme il était corrompu par le péché, chajrgé des liens de la mort et frappé d'une juste condamnation, l'homme ne pouvait pas, naissant de Thomme^ naître d'une autre condition que lui. Toute cette suite de misères auxquelles nous sommes sujets ne vient donc que du mauvais usage du libre, arbitre, et elle nous conduit jusqu'à la seconde mort qui ne doit jamais finir, si la grâce de Dieu ne nous en préserve^. »

Et, « que personne ne cherche une cause efficiente de la mauvaise volonté. Cette cause n'est point positive, efficiente, mais négative, déficiente, parce que la mauvaise volonté n'est point une action, mais un défaut d*action '. » <i Quand d'ailleurs une de ces natures corrompues par abus de libre arbitre est punie ; outre ce qu'elle renferme de bien, en tant que nature, il y a encore en elle cela de bien, qu'elle n'est pas impunie *. »

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