I. Contra Academico$, lib. 11, cap. u
que soit encore la lumière dont ni*éclaire la philosophie, telle est la splendeur de sa face divine que Baies, et les vergers ombreux, et les festins somptueux et délicats, et les folies des histrions, et les plaisirs les plus raffinés n'offrent point de si pénétrantes délices qu'on ne diit quitter, dédaigner, pour voler vers cette beauté souveraine, avec un tendre et respectueux amour, avec admiration, avec enthousiasme, avec transport*. » « Parvenu à la trente-troisième année de mon âge, concluait Augustin, je ne dois point désespérer de posséder un jour la sagesse. Méprisant donc tout le reste de ce que les mortels appellent des biens, c'est à la recherche de ce bien unique que j'ai résolu de consacrer tous mes soins. Les maximes des Académiciens m'ont d'abord fortement détourné d'un tel dessein; mais je crois avoir assez reconnu combien sont vaines leurs objections. 11 n'est pas douteux, en effet, que nous soyons inclinés à la science par un double poids, par le poids de l'autorité et parle poids de la raison. Or, je suis trèsdécidé à ne me séparer en aucun cas de l'autorité du Christ; car je n'en trouve pas de plus puissante. Mais je n'en veux pas moins pénétrer ses enseignements comme par la pointe de la raison. Car telle est, présentement, ma disposition d'âme, que je désire impatiemment arriver au vrai, non-seulement par la croyance, mais aussi par la science. Cependant, j'ai confiance que je rencontrerai chez les Platoniciens des doctrines conformes à celles de nos Livres saints '^ »